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Le grenier de Lionel Mesnard

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Bertholt Brecht
 
 
Quartier Saint-Denis :

Lieux et personnages

On y dansait, on y chantait, on y jouait, on se grisait dans les cafés ou les guinguettes, on baignait dans une atmosphère très populaire...
 

 
 
De nombreuses sources de cette page sont extraites du travail mené par Madame Jeannine Christophe, présidente de la société historique du 10e arrondissement :

"Histoire et Vies du 10 ème"

Aussi vous pouvez découvrir les activités de l'association Histoire et Vies du 10e (Société historique) sur le site :
http://hv10.org
 
Les faubourgs du Temples, Saint-Martin et Saint-Denis et l'axe des grands boulevard de la place de la Bastille au boulevard Bonne Nouvelle, vont connaître du début du monde contemporain (1789) jusqu'à 1939 une fièvre particulière, celle de la fête.
 
Les faubourgs et une partie des grands boulevard de la République représente dans l'esprit des bourgeois des lieux de débauches, pour la police des lieux de complots ou fourmillent les dangereux "rouges". Si un film peut illustrer au mieux l'ambiance populaire du faubourg Saint-Denis, du Temple et les grands boulevards au début du 18ème siècle, voir ou revoir absolument le film "les enfants du paradis".
 
 
 
 Les cafés concerts
 
La Scala

Au 13, boulevard de Strasbourg était une guinguette devenu en 1868 un café-chantant sous le nom de "Concert du Cheval-Blanc". Face aux réussites de l'Eldorado (quartier St-Martin), le directeur du Cheval-Blanc transforme en 1876 son établissement en salle de spectacle, lui voulant un devenir aussi glorieux que l'opéra de Milan, et baptise le lieu du nom de"La Scala" ; faute d'opéra, il en fait une grande place de l'opérette et du tour de chant et le concurrent de l'Eldorado, et récupère ses vedettes ; s'y produiront Fragson, Yvette Guilbert , ... Par après il sera un temps un théâtre consacré aux vaudevilles de Feydeau, il retrouvera en 1934 son dernier éclat avec le tour de chant de Damia, il deviendra par la suite un cinéma porno dans les années 1970.

Concert Mayol

Cet espace restera en activité pendant de longues décennies "Le concert Mayol" se situait au niveau du 10, rue de l'échiquier. En 1730, sur un terrain occupé jadis par le couvent des Filles-Dieu s'installe un café.

 

Il devient café-chantant et s'appelle alors "Concert Parisien" ; c'est là qu'Yvette Guilbert, allant comme bien d'autres au plus offrant des caf'conc, y conduit une revue qui fait sa gloire et celle des peintres qui la croquèrent. En 1909, un débutant, Félix Mayol, achète l'établissement, il ouvre l'entrée principale rue de l'Echiquier, il aménage l'entrée des artistes dans un immeuble mitoyen dont la porte cochère ornée de deux angelots est comme un clin d'œil au lointain passé religieux du lieu. Les revues à grand spectacle s'y succèdent sous la houlette de divers directeurs dont Henri Varna. Là se produisent des grands noms du music-hall : Marie Dubas, Lucienne Boyer, Fernandel, Tino Rossi, etc. Il redevient music-hall d'un genre spécialisé dans les années d'après guerre en se consacrant au nu "esthétique" qui cache sous cette appellation pudique rien d'autre qu'un strip-tease. Le Concert Mayol a ensuite connu, comme les autres music-halls, diverses destinées : il finira en magasin en libre-service alimentaire

Le New-Morning

Il se trouve rue des petites écuries. Elle fut la plus grande boîte de jazz des années 1980 en France et reste mondialement connue. Quelques musiciens ou instrumentistes de renom s'y produisirent. Notamment, Claude Nougaro, il y enregistra un album. Ce sont aussi beaucoup de jazz-man américains, et pas des moindres : Dizzy Gilepsie, Dexter Gordon, Stan Getz, ... Le chanteur et musicien Prince venait y faire des "bœufs". Toute la crème du jazz s'y est produit et dans une très grande variété de style, allant du bee bop au hard funk jazz. Un peu passé de mode, ce lieu c'est un peu tourné vers les ryhmes Latino ou africains ces dernières années. Cet espace de spectacle y a perdu son souffle magique, mais difficile de faire revivre les morts. Restons jazz !

 
 
Les Théâtres



Le Théâtre du Gymnase
Toujours en activité, il se trouve sur le boulevard de Bonne-Nouvelle. Il se situe à l'emplacement de l'ancien cimetière des Filles-Dieu. Le Théâtre du Gymnase dispose d'une très belle salle et accueille depuis le 19ème siècle de nombreuses créations. George Sand trouvera en ce lieu ses premiers succès et d'autres grands du Théâtre s'y illustreront (Sarah Bernard, Coluche pour ses interdits !, ...).
 

 

Le Théâtre de l'Escalier d'Or

Il a disparu dans les années 1990, il se situait, rue d'Enghein (N°18). Il n'est pas le seul lieu a avoir disparu. Sauf que nous avons perdu là un très beau lieu de représentation et sa mémoire. Les dernières années furent consacrées à la danse contemporaine. Il en fut de même rue du Paradis avec la disparition du musée de l'affiche, il se trouvait dans le plus beau bâtiment "arts nouveaux" du quartier Saint-Denis. En particulier un très bel œuvre de mosaïque à découvrir.
 

Les restaurants et restaurateurs célèbres



Le restaurant Maire

L'entrée se situait au 1, bd de Strasbourg. Il fut parmi les nombreux restaurants qui se créèrent sous le Second Empire, le restaurant Maire se distingua rapidement.Il s'ouvre vers 1860 au 14 boulevard Saint-Denis, faisant l'angle du boulevard de Strasbourg au numéro 1, c'était à l'origine un simple comptoir en zinc appartenant à un marchand de vins, le père Maire.

 

 
Celui-ci en fit l'un des restaurants les plus réputés de Paris. Sa célébrité vint surtout de sa cave. À la fin du 19e et au 20e siècle, le restaurant changea plusieurs fois de propriétaires tout en gardant sa célèbre enseigne. Après la première guerre mondiale, les bouleversements de la vie parisienne le métamorphosèrent, de restaurant mondain il devint restaurant d'affaires le midi, proposant aux hommes du même nom des déjeuners à cinq francs ; mais le soir venu, comme Cendrillon, il retrouvait ses ors et sa pourpre, en présentant ses soupers d'après-théâtre aux spectateurs sortant affamés des théâtres des Grands Boulevards.Mais les années 1970 sonnèrent son glas.

Le restaurant Marguery

Il avait deux entrées sur le bd Bonne-Nouvelle et une rue d'Hauteville. Il se situait à même les Grands Boulevards, au 34-36 boulevard Bonne-Nouvelle, jouxtant le théâtre du Gymnase avec lequel il partageait en été l'alignement d'un même store, c'était le restaurant des déjeuners politiques des futurs députés, des banquets des anciens des grandes écoles ou des sociétés savantes. Les toasts, les discours, les chansons retentissaient dans ses salles pittoresques, les unes maures, hindoues ou égyptiennes, les autres flamandes ou gothiques et quelquefois françaises pour les anniversaires de la tante Jeanne ou les noces de la petite Berthe. Il fut fondé vers 1860 par Jean-Nicolas Marguery. Ce qui fit de suite sa renommée fut sa sole Marguery nappée d'une sauce également Marguery. Marguery mourut en 1910, le restaurant continua sous une autre direction après la guerre de 1914-1918, mais il perdit sa vocation première
 

Le Café et restaurant "La boussole"

Il se situait sur la place de la République (angle du boulevard Voltaire), il a disparu dans les années 1990, il n'est pas au sein du quartier saint-Denis, mais il est révélateur de la disparition d'un patrimoine parisien et de sa mémoire. Il est à citer à titre d'exemple récent, il a été remplacé par une chaîne de restauration et tout le décors a disparu au profit d'un lien banal, pour ne pas dire sinistre. Au sein de cet établissement, vous pouviez avoir l'impression d'être dans un navire. Il extistait un ouvrage en bois de grande qualité qui donnait cette impression. De souvenir les toilettes avaient un décors baroque ou rococo et on y mangeait relativement bien. Il ne s'agit pas de larmoyer sur un passé défunt, mais certaines perles, celle-ci probablement de la fin du dix-neuvième siècle n'ayant pas été répertorié est perdu à jamais. Si l'on s'amusait à recenser les lieux ou immeubles disparus au profit de la spéculation ces trente dernières années, on remarquerait qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé et une preuve de la baisse de l'activité dans le nord-est parisien.

 

Personnages connus du quartier...
 
 - (Les) Filles-Dieu (religieuses) ont contribué à la vie d'un asile pour "filles dévoyées". Son créateur fut Guillaume d'Auvergne. Elles assècheront le marais existant pour transformer une grande partie du quartier en verger et production maraichère.




Saint-Vincent
de Paul

 
Créateur d'institutions Hospitalières, Vicnet de Paul possédait une chambre dans le quartier. Il est le fondateur de l'ordre des sœurs de la charité au lieu dit du Grenier Saint-Lazare. Saint catholique (1581-1660), sa fête a lieu le 27 septembre. Prêtre français, fondateur de la congrégation des Prêtres de la Mission, appelés aussi lazaristes.

Ci-contre : l'église portant son nom


 




Vincent naquit à Pouy (aujourd'hui Saint-Vincent-de-Paul) près de Dax (Landes) le 24 avril 1581 d'une famille très modeste. Il étudia à Dax et à Toulouse, et fut ordonné prêtre en 1600. En 1622, il devint le supérieur du premier monastère parisien de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie. Madame de Gondi, épouse du général des galères de France, mit à la disposition de Vincent les moyens d'établir une mission auprès des paysans de ses domaines. Une congrégation de prêtres spécialisés dans l'apostolat en milieu rural fut établie à Paris en 1625, au Collège des Bons-Enfants, dont Vincent fut le supérieur. Le nom de Lazaristes fut donné à cette congrégation lorsqu'elle établit son siège à l'ancien prieuré Saint-Lazare à Paris, en 1632.

C'est en 1633 que le nom de Lazaristes fut donné à cette congrégation lorsqu'elle établit son siège à l'ancien prieuré Saint-Lazare à Paris. Ce prieuré avait été cédé à la congrégation par les chanoines réguliers de Saint-Victor. "Monsieur Vincent " fonda notamment, en 1634, avec sainte Louise de Marillac (1591-1660), l'ordre des Filles de la Charité (ou Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul). Vincent organisa également des collectes à Paris pour porter secours aux victimes des guerres de Religion ; il fut perçu comme un véritable ministre de l'assistance. Dans le sens de la Contre-Réforme, il prêcha pour la modération à l'égard des protestants et influa sur les nominations épiscopales. Son opposition au jansénisme contribua à diminuer le rayonnement de celui-ci.

Accablé d'infirmités et de souffrances à la fin de sa vie, il mourut à Saint-Lazare le 27 septembre 1660. On lui fit des funérailles exceptionnelles. Toutes les œuvres qu'il avait créées étaient représentées, Les princes se mêlaient aux pauvres dans la foule venue l'honorer le bienfaiteur que l'on vénéra comme un saint. Il a été béatifié par Benoît XII le 12 août 1729 et canonisé par Clément XII le 17 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris-VIe, il fut choisi plus tard comme patron des œuvres charitables.

 
 - Chapelle (poète) résida dans le quartier Saint-Denis.
- Ninon de L'Enclos (femme de lettres) y avait une maison de campagne. Anne dite Ninon de Lenclos (1616-1705), femme de lettres qui savait l'Italien et l'Espagnol tout en étant versée en sciences. Enfant prodige au luth qui citait Montaigne et les grands classiques, sa mère la promenait de salon en salon où elle faisait sensation. Plus tard, elle apprit le clavecin. La belle Ninon qui, sa vie durant, a collectionné une ribambelle d'amants et que Walpole, plus tard, avait surnommé «Notre Dame des Amours», a tenu salon à compter de 1667, en l'hôtel Sagonne, au 36, rue des Tournelles, à Paris. Ses célèbres cinq à neuf avaient lieu chaque jour.  

 - Beaumarchais (auteur) séjourna 3 jours à la prison saint lazare pour y recevoir la bastonnade suite à la représentation de son Figaro.
 - Charles-Henri Sanson (bourreau de Louis XVI)  résida ainsi que la grande lignée des Samson... bourreaux de père en fils, probablement le plus connu de la profession.
 - Auguste Comte (philosophe) tenta de se suicider chez lui dans le faubourg... la force du postivisme !
 - Monsieur Brady (industriel), un passage du quartier Saint-Denis rappelle sa mémoire. Il était spécialisé dans les accessoires de la fête (du cotillons aux costumes de déguisements). Il fit construire le passage pour développer ses activités industrielles et commerciales. On trouve toujours dans le dixième arrondissement, ici et là quelques boutiques de farces à attrapes et déguisements. Aujourd'hui le passage est devenu une petite "Inde".  

 - Blanqui Auguste (militant révolutionnaire), y à trouver refuge et s'y est caché de la police politique de l'époque.
 - Proudhon (militant révolutionnaire) y séjourna.
- George Sand (écrivaine). En 1851, on peut découvrir "Claudie" au Théâtre de la Porte St Martin. Le "Mariage de Victorine" est joué au Théâtre du Gymnase. L'année qui suit "Vacances de Pandolphe" et "Le Démon du Foyer" sont à l'affiche du Gymnase. Les Clésinger se séparent et se disputent la garde de "Nini" (1853). Le Pressoir est au Théâtre du Gymnase. Un an après Les tribunaux confient la garde de "Nini" à sa grand-mère, mais Alexandre Clésinger a mis son enfant dans une pension et ne se presse pas de la rendre à G. Sand. Flaminio est à l'affiche au Gymnase (1855). L'année suivante Mort de Nini de la scarlatine. "Marguerite de Sainte-Gemme" (1859) est sur la scène du Gymnase puis en 1862, c'est "Le Pavé".  

 - Félix Faure (Président de la République) y naquit.
 - Victor Schoelcher (parlemantaire, père de l'abolition de l'esclavage) est né au n°60 et a travaillé dans le magasin de son père situé dans le faubourg Saint-Denis.
 - Juliette Drouet (artiste et compagne de Victor Hugo) y naquit.

  - Seurat, Greuze, Corot, ..., de nombreux peintres y séjournèrent. Corot (ci-contre en auto-portrait) habitait au 56, rue du Faubourg-Poissonnière et a toujours gardé son atelier au 58 de la même rue.Seurat est né le 2 décembre 1859, au 60, rue de Bondy (René-Boulanger), puis habita au 110, boulevard de Magenta, il fit ses premières armes comme dessinateur à l'école municipale du 17, rue des Petits Hôtels. Moins célèbres, des petits maîtres de Paris, comme Luigi Loir (qui habita au 155, boulevard de Magenta), Jules Adler et Jean Béraud ont été inspirés par la perspective des Grands Boulevards, des portes Saint-Denis et Saint-Martin ou par l'animation des théâtres et des scènes de rue.

 
 - Sarah Bernard (comédienne), joua au Théâtre du Gymnase.
 - Yvette Guilbert (chanteuse), se produisit en 1904 sur une des scènes et y remporta un grand succès.
 - La Houppa ou Marcelle Caprennier (chanteuse) y vécue toute sa vie. Elle débuta sa carrière en 1920 et laisse 250 78.tours à la mémoire collective.
- Félix Mayol, né à Toulon en 1872. Fantaisiste, interprète de Viens Poupoule, Les mains de femmes, la Paimpolaise, .... En 1909, il donne son nom à une salle de concerts (rue de l'Échiquier, Paris 10ème) qui devient le rendez-vous du Tout-Paris. Le Concert Mayol accueille des nouveaux talents qui viennent à Paris... Tramel, Raimu et Valentin Sardou.
 - Valentin Sardou, né en 1868 à Toulon. Fils de Baptistin-Hippolyte Sardou qui l'initie à l'art du mime. Il abandonne cette spécialité pour devenir «comique excentrique». En 1909, Mayol, un cousin éloigné, lui propose de «monter» à Paris pour débuter dans le café-concert qui porte son nom... Valentin est en bonne compagnie avec Raimu et Tramel. On les surnomme les «comiques à l'huile». Il a rompt avec Mayol et revient dans son «Midi».
- Mistinguett chanta le faubourg et Yves Montand chanta le passage Brady et les grands boulevards.
 
 
La « plus petite maison » de la capitale



Dans un de ses numéros de 1897, la revue La Nature s'excuse auprès de ses lecteurs de leur avoir donné une fausse information, le 7 novembre 1896, au sujet de « la plus petite maison de Paris ». De très nombreuses lettres étaient alors parvenues à la rédaction pour signaler que la plus petite habitation était située, sans aucune contestation possible, au n° 39 de la rue du Château-d'Eau. En effet, il ne peut exister demeure plus exiguë puisque, construite entre deux immeubles de six étages : les nos 37 et 41 qui l'encadrent, elle présente des dimensions plus qu'insolites : une façade d'à peine 1 m 40 de largeur, une profondeur ne dépassant pas les 3 m et une hauteur atteignant tout juste les 5 m. Au rez-de-chaussée, on découvre une modeste boutique sans aucune communication avec l'étroite pièce de l'unique étage dont l'accès se faisait, au début du siècle, par l'appartement du premier étage de l'immeuble du n° 41.


Cette aberration architecturale aurait été le résultat d'une vilaine querelle de succession. Il existait là un passage entre les rues du Faubourg-Saint-Martin et du Château-d'Eau, or une mésentente entre les héritiers de ce minuscule terrain les auraient conduits à le condamner en élevant cette curieuse demeure. Selon l'auteur de l'article de La Nature de 1897 «l'étroite et modeste échoppe était occupée par un cordonnier du nom de Geoffroy qui y logeait et y travaillait depuis plus de quarante ans, en gagnant honorablement son existence malgré l'exiguïté de la pièce». Ce témoignage prouverait que la demeure avait été construite avant 1856 par un illustre inconnu et non édifiée en 1900, comme on le pensait, par l'architecte Georges Debrié (1856-1909) à qui l'on doit une œuvre bien plus prestigieuse en l'école municipale du n° 4 de la toute proche rue Pierre-Bullet.Toujours, selon La Nature, par...un bébé ! «Ne dormant que dans un berceau, ses parents avaient jugé qu'ils lui donnaient là une chambre à coucher suffisante et qu'ils pouvaient aisément le surveiller par le n° 41 de la rue du Château-d'Eau».
 
 
Le 10ème arrondissement de Paris, du temps du Préfet Haussmann

Haussmann entreprend ses grandes percées (moderniser et aérer Paris), elles permettent également de mieux réprimer les insurrections, les insurgés de la Commune en 1871 en feront les frais face aux canons des Versaillais que ceux-ci pouvaient manœuvrer à plus longue distance pour détruire les barricades. Le Paris médiéval sera mutilé, les destructions nombreuses et douloureuses. Le boulevard de Strasbourg percé en 1853 coupa en deux les nombreux passages du 10e qui reliaient la rue du Faubourg-Saint-Denis à la rue du Faubourg-Saint-Martin, ce qui malheureusement dénatura complètement le lieu, la sociologie du quartier. Il provoqua également la suppression d'un marché situé à proximité immédiate de l'église Saint-Laurent, ce marché était la survivance du plus vieux marché parisien "le marché aux chevaux". La place qui se trouvait en face de l'église Saint-Laurent, la place de la Fidélité fut totalement supprimée avec ses quelques belles maisons. Haussmann, Préfet de la Seine, pendant 17 ans jusqu'en 1870 avec Napoléon III, ils mènent de concert le chantier herculéen qui crée le nouveau Paris, bouleversant totalement le paysage parisien pour lui donner sa physionomie actuelle.

Le "Paris historique" disparaît sous les coups de pioche, Jules Ferry publiera un pamphlet sur "les comptes fantastiques d'Haussmann " évalués à plus de deux milliards (or) récoltés par la Caisse des travaux de Paris. des Parisiens voyant la capitale en chantier perpétuel, envahie par des milliers d'ouvriers provinciaux, chargés de "démolir pour reconstruire". La contrepartie de cet afflux de population va être le grand élan donné au commerce et à l'industrie. Mais à côté de ses détracteurs, Haussmann a aussi ses partisans qui forment autour de lui une solide équipe, ce sont les : Viollet-le-Duc, Alphand, Belgrand, Davioud, Hittorf, les frères Péreire, Rothschild, tous passés à la postérité. Pour transformer l'ancien Paris en une ville nouvelle, il faut apporter "de l'air, de la lumière, de l'espace", mais surtout pour l'empereur et son préfet, obsédés par les révolutions de 1830 et de 1848, "il faut réaliser l'effondrement des quartiers populaires d'où naissent les émeutes et les barricades, créer un vaste réseau stratégique d'artères larges et rectilignes permettant aux troupes d'avancer rapidement pour maîtriser tous les foyers subversifs".

par Alain Jouffroy

Source : la Gazette du Canal (des archives sur l'Histoire du dixième arrondissement et ce fut aussi une publication en vente dans les kiosques de la localité).

 
 
Suite de la promenade...  
Une histoire de la commune de Paris
 
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Dernières modifications : 10/09/2015