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| Débuts
de civilisation à Paris En Europe de l'ouest, les populations
préhistoriques vont s'établir, non loin des
côtes de l'Atlantique ou de la
Méditerranée. L'on conserve dans le
Périgord des traces des premiers habitants
s'étant établis dans l'hexagone, par
après nous entrons dans beaucoup d'incertitudes. Les
premières bases urbaines en France sont du
côté de Marseille (Phocea) et de la
région provençale.
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| Indices
ou hypothèses favorisent les progrès complexes de
la recherche préhistorique ou protohistorique, les
controverses archéologiques de ces dernières
années ont permis certaines avancées. Mais il reste encore de
quoi faire travailler des générations de
chercheurs sans relâche. Tant la question est importante de
savoir d'où nous venons ? A ce sujet, le centre de la France
et l'Île de France avant d'être habités
durent attendre quelques milliers d'années après
la glaciation de Würms. Période glaciaire qui
couvrit tout le nord de l'Europe, il y a moins 20.000 ans.
L'homo-sapiens aurait pu disparaître en cette
région du monde, et l'a probablement poussé
à un nouveau mode de fonctionnement et d'organisation,
c'est-à-dire vivre en collectivité et
procéder à une répartition des
fonctions au sein d'un groupe, selon le sexe ou les aptitudes. |
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Vers
moins 4500 ans av. J-C. des chasseurs et des pêcheurs
s'installent en lieu et place de la zone des anciens
entrepôts de Bercy. Où ont été mis
à jours les premières embarcations fluviales en
1991, c'est probablement le premier lieu à Paris d'une vie
sédentaire. En cette partie de la Seine et de Paris, il est
envisageable que ce fut dans la cadre d'un habitat lacustre. |
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| On
retrouva aussi : des arcs, des outils de silex et des vases
décorés datant entre 4500-4200 ans av. J-C. Des pirogues, des
haches de silex et des statuettes féminines (de moins 4200
à moins 3400 av. J-C. et mis à jour en 1991 sous
les anciens entrepôts de vin de la capitale). Ces vestiges
sont les témoins d'une occupation au néolithique.
Vers, ou à partir de 4300 av. J-C., s'édifieront
des remparts et des palissades, ou fossés et talus. Ce sont
les enceintes protégeant les premières
habitations d'une population rurale. |
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| La
présence humaine à Paris se concentrera
probablement qu'à partir du 5ème
millénaire av. J-C. Ce qui a pu déterminer
l'implantation des premiers hommes, c'est la présence d'un
fleuve comme la Seine. Elle forme avec ses affluents l'Aube, l'Yonne,
et surtout la Marne et l'Oise, un grand réseau
hydrographique. La Seine permis aux premiers habitants de se
déplacer sur un large espace navigable. À Paris
en 1991, on dégage des fouilles 5 pirogues datées
entre -4200 et -3400 avant J-C, présumant des
premières circulations fluviales à la hauteur de
Bercy. |
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| Au
milieu de la Seine se trouve de nos jours la majestueuse île
de la Cité, qui a constitué dès
l'origine le premier mythe parisien, celui de l'île de la
Dame Blanche ou sorcellerie et magie se mélangeaient. Rituel quasi
ignoré depuis mais perpétué par les
druides celto-gaulois, il y a au moins trois mille ans. Bercy est
probablement le premier lieu d'implantation durable et à
proximité de la route de l'étain, avant que
n'advienne une île fortifiée sous les Parisii ente
800 et 300 ans avant J.C.. Soit le début de
l'Antiquité en France, c'est à dire en terres
gauloises. |
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| Les
rituels, le rôle des druides dans la transmission, trouve
avec l'île de La Dame Blanche une illustration des
premières croyances, et aussi les dangers de la nature. Pour traverser une
rivière, il faut pour cela un rite magique et la personne
instruite des affaires religieuses conduit les processions. On
retrouvera peu de Mégalithes ( 3 en rive nord) à
Paris. Ils conserveront jusqu'au Moyen Age des sources de croyances
populaires hérités de ces premiers
débuts de civilisation. |
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Un mot, un peu
ambivalent ou peu usité exprime bien cette conservation de
rites ancestraux : le syncrétisme. De la
préhistoire aux débuts de la civilisation
chrétienne, on peut constater que chaque culture est
à la fois perméable ou amener à
disparaître, et les humains conserveront des pratiques
magiques héritées des premiers âges sur
de très longues périodes.
Ci-contre
: les fouilles du Carrousel
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À la fin de
l'âge du bronze s'annonce des mouvements, des migrations et
les premiers échanges marchands. La route de
l'étain passa par la rive droite de la capitale par une
ancienne voie dit de Saint-Denis, n'ayant aucun rapport avec le
tracé moderne de la rue et du faubourg Saint-Martin, selon
certaines sources. Une voie mentionnée dans les plans de
Paris d'avant 1789. Cette voie permettait de prendre en compte des
questions topologiques et l'activité du fleuve ayant connu
de nombreuses inondations, notamment sur la rive nord parisienne. Ceci
fit appel pour cette ancienne route à un terrain
résistant aux aléas des crues.
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| Le
point de passage de la route de l'étain se faisait par le
sud-est de la capitale. Elle commençait à la
hauteur de la Ville Charenton et rejoignait Bercy par la rive droite. Par le boulevard
Diderot, puis vers la place de la Nation en remontant au plus
près des collines. L'on évitait ainsi de patauger
et permettait surtout de trouver une terre ferme pour pouvoir circuler.
Son tracé finissait dans la plaine du "Lendit", de nos jours
la Plaine Saint-Denis. |
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| Il
exista ce que l'on nomma au début de l'ère
chrétienne le bras mort ou la vieille Seine. "La Tutela"
délimitait une défense naturelle que constituait
cet ancien bras de Seine en arc et avec ses espaces
marécageux ou boisés. L'on retrouve dans les
plans de Messieurs Turgot et Delagrive, géographes du
dix-huitième siècle une ancienne rue "dit du
Chemin Saint-Denis". Soit possiblement l'ancien tracé de
cette voie sur la rive droite. Correspondant peu ou proue à
l'axe de la ligne de métro entre Nation et Chapelle et qui
serait l'ancienne route de l'étain par Paris. |
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| Du temps où Paris
était une bourgade... |
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| Nos ancêtres
"lacustres" du bassin parisien sont donc peu à peu
passés de la structure familiale, à la structure
villageoise. Sur
un mode plus ou moins consensuel, les plus "habiles" venus du sud, puis
d'Europe orientale structureront cette société en
un pouvoir plus défensif. Pour eux-mêmes en la
recherche d'une terre où se poser ou à
conquérir. Ci-contre : fouilles du
Carrousel | |

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| Il faut attendre
l'antiquité pour que l'île de la Cité
retienne l'attention des populations locales pour que n'advienne des
fondations solides et une fortification du lieu. Pour que les celtes des
plaines de l'Est ne viennent troubler cet équilibre naturel
et engagèrent les habitants à se
prémunir d'attaques éventuelles. Ils organiseront
les débuts du monde urbain sous l'angle d'un camp
retranché offrant une nouvelle assurance de
développement, mais imposant une riposte combattante. Une
organisation nouvelle de la société qui fait
appel à la militarisation et à un armement
parfois lourd. Il faut aussi la désignation d'un chef, puis
la création évidente d'un groupe à
l'autre de rivalités avec une grande soumission à
la force et à la volonté de porter querelle
à ses voisins... Il en fut surtout d'un nombre plus
important d'individus, et d'étranges étrangers
qui vont prendre le dessus des populations premières. |
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| "Les populations
nomades" siècle après siècle ont
transité de la plaine de l'Indus vers l'Europe. C'est pourquoi il
importe de considérer cette nomadisation, plus en des flux
migratoires et de la nécessité de pouvoir
alimenter, loger des populations de plus en plus nombreuses. Et peut-on
mieux faire qu'un bassin si ouvert à la vie ? Toutes ces
plus ou moins longues migrations ont été le fruit
né de l'espoir d'un climat plus agréable. Ni trop
chaud, ni trop froid, pour nomades et sédentaires. C'est un
peu de cela l'histoire de la civilisation humaine. Ce qui s'y dessina
est de l'ordre du parent, du moins à l'analyse d'un
Caïn guerrier et expansif et d'un Abel berger et
défricheur ? Exit, si l'on peut dire du paradis terrestre,
des origines possiblement pacifiques. Pourquoi notre monde s'est
construit ainsi, en quoi quoi ce bassin parisien si riche et
clément, symbole évident d'un bassin
féminin va en son sein accueillir de nombreuses
civilisations successive, comme des sédiments, des
résidus de nos origines humaines ? |
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Pirogues de Bercy : au
sud-est de la ville de Paris, d'importants vestiges ont
été mis à jour, au bord d'un
paléochenal de la Seine. Près d'une
dizaine de pirogues en chêne gorgé d'eau
très dégradé ont
été découvertes, entières
ou fragmentées. La pirogue la plus complète, est
datée de 3900 ans avant J.C. |
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| Nous
ne pouvons comprendre qu'au gré des découvertes
archéologiques, elles dépendent pour beaucoup
à Paris et ailleurs des chantiers, et aussi des
découvertes futures. Les sous-sols nous ont-ils tout dit, cette
question reste ouverte ? La découverte du fer va provoquer
l'expansion de certaines populations. Nous citerons les Ligures dans la
deuxième époque : ils sont les premiers
à sillonner ces lieux, sachant qu'ils s'étendront
de la Provence au nord de l'Angleterre, un peu avant que les Celtes du
bassin du Danube et des Balkans ne viennent fonder les futurs gaulois. |
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