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Géologie
et Préhistoire


de Paris et de
sa région



Ci-contre une illustration  : en noir les limites administratives de la capitale. En bleu et jaune les carrières...

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Les carrières ont eu un rôle important et sans réelle discontinuité sur au moins 1500 ans et pour diverses opérations de construction. Elles sont plutôt citées sous la dénomination de catacombes, mais sans rapport direct avec la période romaine. Elles couvrent une part non négligeable de la surface de Paris, soit plus de 700 hectares.

La topographie actuelle du bassin Parisien est le résultat de l'érosion et des dépôts de sédiments des cours d'eaux et des légères poussées à l'origine de la constitution des Alpes. Au nord de la Seine, on dénombre du gypse et témoigne de la présence, il y a environ 38 millions d'années, d'une mer fortement minéralisée produit par une forte évaporation en climat chaud, voire aride.

Les calcaires grossiers que l'on rencontre dans les sous sols du sud de la Seine indiquent la présence, il y a environ 45 millions d'années d'une mer (climat tropical) d'une dizaine de mètre de profondeur, grouillante de vie et d'organismes. Les 20 premiers mètres de roches calcaires exploitables sous la capitale diffèrent entre le nord et le sud de la Seine, le seul point commun ce sont des terrains issus de la sédimentation marine.
"La mer, qui occupait jadis ces dépressions, ne les a pas complètement évacuées. La Manche, la mer du Nord interrompent, par transgression, la continuité d'anciens massifs. Mais la nappe dont elles recouvrent le socle continental est mince. Ce sont des mers à fonds plats, dont les flots dissimulent sous des profondeurs inférieures à 200 mètres une partie du bassin de Paris, de celui de Londres, du Massif armoricain. (...)
Ce n'est pas aux rivières actuelles, mais à des courants anciens incontestablement plus violents dans leur régime et moins définis dans leur cours qu'on peut attribuer les dénudations dont le Bassin parisien porte les traces. Ces courants ont préexisté à l'établissement du réseau fluvial. Ils le surpassaient, non seulement en force, mais par l'étendue du domaine qu'ils embrassaient. Parmi les débris de roches dont ils ont jonché le sol, il en est qui proviennent d'au delà des limites actuelles du Bassin de la Seine. Le Massif central a fourni son contingent aux traînées de sables de certains environs de Paris. (...)

Cela semble presque une dissonance de comparer le réseau fluvial actuel à ces courants diluviens. Certes, il ne rappelle que de bien loin ses violents ancêtres par son régime et ses allures. D'abord il a subi un démembrement notable. (...) Il est impossible de ne pas reconnaître toutefois que les directions générales des courants diluviens ont guidé les directions de la plupart des rivières actuelles."
La France tableau géographique, pages 10 et 105,
Paul Vidal de la Blache, (France Culture, 30 mars 2019)
Editeur et diffuseur, Libraire Hachette et C°
(Paris, 1908)
 
 
L'on observe que les exploitations de "pierre à plâtres" se firent sur les terrains gypsifères au nord de la Seine. Tandis que les carrières à calcaire du sud fournirent les pierres pour la construction. Le calcaire fut ainsi exploité dans les 5ème, 6ème, 12ème, 13ème, 14ème, 15ème et 16ème arrondissement de Paris (770 hectares) et laissa place à d'importants vides dans le sous-sol qui sont à l'origine des Catacombes actuelles.
 

Vidéo sur La mer à Paris, il y a 45 millions d'années : cliquez ici !


Auteur et réalisateur Olivier Lemaitre (durée 8 minutes)


Sans étudier et comprendre la topographie et l'hydrographie, certains peuvent alimenter des rumeurs, mais le risque d'inondation n'est pas impossible. Pour la Seine, le mauvais souvenir de 1910 n'est pas à écarter. Depuis d'importantes rétentions d'eaux se sont édifiées en amont et un plan de prévention des risques et d'urgence est prévu.

Un des dangers majeur pourrait résider dans l'érosion, et le calcaire est une roche dure, mais qui se dissout et est hautement fissurable.
Vous pouvez le tester avec
avec une goutte d'acide chlorhydrique, il se produira une évaporation ou une réaction chimique sur la roche. La question se pose d'autant plus avec la densité des constructions sur des sols fragiles, à Paris en rive nord et sud.
 

Une inondation sur les deux rives serait un désastre, comme l'ont connu les Praguois en 2002 et 2012. Mais ce sont aussi des sous-sol parisiens qu'il faudrait s'alarmer en plusieurs points de la capitale.

De nombreuses fondations ne résisteraient pas à une trop grande humidité. La présence des roches calcaires est plus qu'un indice, quand on l'associe à l'existence de traverses et carrières nombreuses dans les souterrains parisiens.

De temps à autre, un immeuble, une rue s'affaisse dans Paris, l'événement est heureusement rare, mais c'est assez régulier pour ne pas être totalement négligé.


Plus d'une fois à Paris se sont produits ces vingt dernières années des effondrements d'immeubles, ou des chaussées s'affaissant. La situation la plus spectaculaire s'est passée en rive droite, rue Papillon (dans le neuvième arrondissement), c'est tout un lot d'immeubles qui s'enfonça d'un seul mouvement de terrain.
 
 
Plus tardivement dans les années 1990, ce furent les travaux autour de la connexion du transport ferroviaire de la Gare du Nord qui provoquèrent des mouvements sensibles sur un quartier nord du 10ème arrondissement (lézardes dans les appartements). Et ce ne sont pas les les seules zones à avoir subit des dommages dans la capitale. Les deux derniers affaissements connus se sont déroulés en rive gauche, dans le 13 et 15ème arrondissement.

D'autres accidents à venir ne sont pas à écarter (plus ou moins importants), mais comment se prémunir de mouvements éventuels? Aussi étonnant que cela puisse paraître cette ville connaît relativement mal l'ensemble de ses souterrains, ou plus exactement en oublie un peu l'activité de ses sols et les risques potentiels. Du moins, nous disposons de peu d'information à ce sujet.



Paris aux temps Antéhistoriques
(deuxième partie)


Carte de la Seine aux âges antéhistoriques (ou planche n°3) dépôts du Quaternaire et anciens lits

Extraits de La Seine :
le bassin parisien aux âges antéhistoriques (*)

Par Eugène Belgrand

« C'est surtout à l'origine de l'âge de la pierre (le terme se réfère à l'usage des outils aux temps préhistoriques) que les anses ont joué un grand rôle dans le dépôt des alluvions et des corps flottants. Les lits des cours d'eau étaient alors mal dessinés; ils occupaient tout le fond des vallées, qu'il fût large ou étroit, et pénétraient dans toutes les érosions et échancrures des coteaux produites par les actions diluviennes.

Ces premiers lits étaient beaucoup plus élevés que les lits des cours d'eau modernes. Dans le travail d'abaissement, les graviers de ces hauts niveaux ont été presque entièrement emportés; ce qui en reste encore a été conservé surtout dans les anses, qui, par leurs dispositions, sont naturellement à l'abri de la violence des courants. On en trouve aussi quelques lambeaux sur les caps des tournants.

Comme exemples de dépôts dans les anses, nous citerons, à Paris, les graviers des hauts niveaux de la plaine de Vincennes et de Montreuil, déposés dans l'anse comprise entre la pointe du cap sur lequel s'élève le fort de Nogent et le promontoire de Fontarabie, près de Charonne; en face, sur la rive gauche et à la même altitude, les sablières de l'anse de Vitry, ainsi que les graviers des bas niveaux du Marais, des quartiers bas de la rive droite à Paris, déposés dans l'anse comprise entre la pointe du cap Mazas et Chaillot.

On a figuré sur une carte de Paris (planche ne3 de La Seine aux âges antéhistoriques) les lambeaux des graviers des hauts niveaux, le cordon continu des terrains de transport des bas niveaux dans la traversée de Paris, les sablières en exploitation dans les graviers de l'anse de Montreuil, les graviers de l'anse de Paris, les caps d'alluvion du Champ de Mars et du bois de Boulogne, ainsi que le sillon du fleuve moderne. Ce sillon serre de près le coteau concave du tournant du Champ de Mars, entre Chaillot et le Point-du-Jour, laissant les terrains de transport sur la rive gauche; ensuite il traverse ces terrains de droite à gauche entre le Point-du-Jour et le bas Meudon, pour aller se coller contre le coteau concave du tournant du bois de Boulogne, entre le bas Meudon et Clichy, laissant les terrains de transport à droite. La figure dont il s'agit est donc une véritable démonstration (…).

« Lorsqu'on étudie la disposition des lits successifs de la Seine dans Paris, on trouve que le plus ancien et le plus élevé a laissé sa trace sur les hauteurs de la plaine de Montreuil, à l'altitude de 55 mètres, de la terrasse d'Ivry, de l'ancienne barrière d'Italie et de l'ancienne barrière de Vaugirard, à l'altitude de 60 et même de 63 mètres : le niveau d'étiage actuel est à l'altitude de 26m,25, ce qui donne une différence de niveau d'environ 29 à 37 mètres entre les lits les plus élevés et le plus bas. C'est donc à l'altitude de 60 mètres que j'ai tracé les deux limites du lit primitif de la Seine et de la Marne, et j'ai poussé ces lignes de niveau en amont de Paris jusqu'à la Ferté-sous-Jouarre, dans la vallée de la Marne, et dans celle de la Seine, jusqu'à Corbeil. (…)

« Les deux coupes dont je vais parler ont été relevées sur le tracé du chemin de fer de Ceinture, près des fortifications entre les vallées de la Bièvre et de la Seine. Le chemin de fer a été tracé dans une dépression du cap de la barrière d'Italie. Lorsque le lit de la Seine s'est abaissé progressivement, l'eau du fleuve s'est longtemps déversée dans la vallée de la Bièvre par cette dépression. (…)

« A Paris, cette séparation est très remarquable. Ainsi, sur la rive droite, les graviers des hauts niveaux s'abaissent en pente douce d'abord, et sans solution de continuité, tout autour du plateau de Vincennes, entre Joinville-le-Pont et l'avenue Daumesnil, jusqu'au bord des coteaux de Charenton. Leur plus basse altitude, au bord de l'escarpement formé par ces coteaux, est environ de 51 mètres. Les bas niveaux commencent à la rue de Charenton, et leur plus haute altitude est de 36 mètres. Il y a donc une solution de continuité de 14 mètres entre les terrains de transport des hauts et des bas niveaux. Il existe, à la vérité, quelques lambeaux de lits intermédiaires, notamment à la rue des Trois-Chandelles, où l'on trouve une sablière à l'altitude de 41 mètres.

« On en trouve çà et là, en divers autres points de Paris (planche n°3), notamment sur les promontoires des tournants du Champ de Mars et du bois de Boulogne. En général, les lits intermédiaires se relient aux bas niveaux, sans solution de continuité; il y a, au contraire, solution de continuité entre les hauts niveaux et les lits intermédiaires, par exemple entre les graviers de l'avenue Daumesnil et de la rue des Trois-Chandelles. (…)

« Maintenant reportons-nous à de longues années en arrière. Il est bien clair que les grands cours d'eau de l'âge de pierre, que j'ai cherché à décrire, n'ont jamais pu produire de tourbes au fond des vallées du bassin de la Seine, puisque leurs eaux étaient non seulement limoneuses, mais encore assez violentes pour remanier les sables et les cailloux de leurs lits.

C'est donc après l'achèvement du travail d'abaissement des lits, lorsque le climat s'est adouci, lorsque les fleuves immenses qui roulaient dans les vallées sont devenus des ruisseaux, en un mot quand certains cours d'eau sont devenus assez tranquilles pour ne plus entraîner même du limon, que la tourbe a commencé à tapisser le fond des vallées de ces cours d'eau. (…)

« A l'extrémité de la plaine d'Ivry, toujours dans le même lit de la vieille Seine, on trouve une petite anse où le terrain de transport s'est déposé dans les mêmes conditions que dans l'anse de Montreuil. La sablière du Kremlin route d'Italie n°50 est exploitée dans cette anse. Elle présente les mêmes dispositions que les sablières de Montreuil; tandis que, dans toutes les autres sablières de la plaine, le gravier est presque entièrement imprégné de limon rouge, le sable de la carrière du Kremlin est pur et ne tache pas les doigts; comme à Montreuil, on y trouve aussi des ossements.

De ce qu'on n'a trouvé qu'un petit nombre d'ossements dans les graviers pénétrés de limon rouge de la plaine d'Ivry, de la Butte-aux-Cailles et de l'avenue Daumesnil, qui étaient au milieu du lit ou en plein courant, il ne faut pas conclure que ces dépôts ne sont pas de même âge que ceux des anses de Montreuil et du Kremlin; ces graviers appartiennent au même lit du fleuve; ils sont sensiblement à la même altitude, mais ils se sont déposés dans des conditions différentes. (…)

« Les dépôts tourbeux des terrains perméables du bassin de la Seine et de la Picardie sont, suivant moi, une des preuves les plus fortes de la rapide diminution du débit des cours d'eau à la fin de l'âge de pierre (sic). (…)

(*) "Anté" voulant signifier l'idée d'Avant (l'Histoire), ou ce qui est antérieur.

Carte du relief de Paris Ouest/Est


Sources : Gallica-BNF et Ville de Paris  

 Textes ou extraits rajoutés le 3 février 2018  


 
 Le Paris de la préhistoire

Cela fait environ 1,8 millions d'années que se fit le premier passage de nos lointains parents depuis l'Afrique, le berceau de notre humanité par le sud méditerranéen.  Voilà 600.000 ans que les premiers hominimes (les homidés concernant les hommes et les grands singes) mirent pied en Europe du nord, dont il nous reste que peu d'éléments : vestiges ou traces qui sont difficilement classifiables, ou au mieux proches de l'Homo erectus présent en Asie. Il ne s'agissait pas donc pas encore des Homos sapiens (de l'adjectif latin "sage") qui n'apparurent que vers 330.000 ans dans la région du Rif au Maroc, en l'état des recherches actuelles.

Concernant les origines les plus communes des Européen(ne)s, les parents génotypiques parvinrent des Sapiens (ce que nous sommes, seule et dernière espèce humaine survivante) après l'extinction de Néandertal (dont nous partageons quelques restes génétiques estimés à un peu moins de 4%) depuis le Proche Orient et par petits groupes successifs. Ceci reléguant les théories scientistes et racistes du XIXe siècle, voire toujours active chez les identitaristes incultes et/ou cyniques en activité sur la toile. Des inepties à replacer dans leur contexte historique et politique propre, et sans lien ou fondement avec les connaissances présentes.

Les conditions climatiques au paléolithique ne firent de nos ancêtres les plus directs principalement que des habitants migrateurs ou nomades, ils ne s'établissaient que si les conditions atmosphériques étaient favorables. La région francilienne fut plus à l'origine une terre de transhumance, de passage. Les premières incursions et implantations humaines se situent au Magdalénien vers 14.000 ans de manière temporaire ou selon les saisons.




Brève CHRONOLOGIE ou repères temporels  :

  Le paléolithique débute il y a 650.000 années...
Paléolithique supérieur  (fin - 12.000 ans)

- 40.000 ans :  Arrivée de l'Homo sapiens en Europe.
- 35.000 ans : Début de la civilisation Moustérienne du ChatelPerronnien.
- 25.000 ans :  Disparition de l'Homme de Néandertal.
Période dite du Pléniglaciaire supérieur :
- 30.000 :  débuts du Wurmien supérieur
- 11.000 ans :  Fin de la glaciation de Würm (IV)
Le Magdalénien entre - 17.000 et - 12.000 ans
L'holocène débute à partir de - 10.000 ans

 
Avec des fossiles découverts lors des percées des carrières en font des témoignages précieux. Ceci peut expliquer  les allées et venues ou passages lors du paléolithique. A une condition, si le climat était clément, les populations fabriquaient des outils, mais se déplaçaient au moment des glaciations ou froids hivernaux. Et s'en allèrent en grande partie du bassin Parisien vers des terres plus clémentes, selon les aléas du temps. C'est vers le sud-ouest ou le sud-est de la France qu'il faut se tourner pour mieux appréhender les hommes et femmes de ces premiers âges.

Le recul des glaciers engagea la fin de la présence de larges étendues d'eau, le rôle des sédiments ou des couches succésssives favorisa l'émergence d'une nature moins hostile. La fin cette ère glacière a permis aux humains à la fin du paléolithique de s'installer un peu plus au nord de la "France" et de "l'Europe". (des noms très tardifs et inexistants pour les premiers Hommes)

La sédentarisation a été très tardive avant le néolithique, elle  a eu  une place déterminante dans l'accroissement des groupes humains sans limite continentale, pour autant le nomadisme ne disparaissait pas.


Des restes de chasse, en des os de  mammouths, de cervidés et de rennes furent découverts en 1886 dans une carrière de Beaugrenelle. De Grenelle, en passant par Montreuil et jusqu'à Chelles en Seine-et-Marne, le sol nous explique ainsi ce qu'était la faune de la capitale et de sa banlieue lors des périodes froides. Les ossements découverts témoignent de la présence de grands mammifères.

Pour traces, le square Montholon (9ème arrondissement) délivrait un squelette entier d'un mammouth, la place de l'Opéra des molaires. Concernant les périodes de glaciation, on découvrit la présence d'ours et même de bisons qui furent exhumés lors du creusement du métro Goncourt (10ème arrondissement) et sous le boulevard Raspail (14ème arrondissement de Paris). 
 

Traces des grands animaux
(troisième partie)



Tête et Corne d'Aurochs époque quaternaire (découvert à Montreuil)

Extraits de
La Seine :
le bassin parisien aux âges antéhistoriques


par Eugène Belgrand

Preuve de la paléontologie : Traces de l’industrie humaine
 et débits des grands animaux de l’âge de pierre


« Je ne suis point naturaliste, et je n'entreprendrais pas cette dernière partie de l'histoire de la Seine, si elle ne jetait un grand jour sur les faits qui ont été exposés ci-dessus. Mon savant confrère et ami, M. Lartet, a bien voulu d'ailleurs aucun reste des grands animaux me prêter son bienveillant concours, et c'est avec son aide que j'ai entrepris cette tâche ardue. (…)

« J'ai dit que cet ancien lit traversait l'emplacement de Paris presque en ligne droite, et ne dessinait pas les sinueux méandres que la Seine a tracés depuis. D'après cela, c'est principalement dans les anses des rives qu'on pouvait espérer trouver des ossements.

Le 31 mars 1866, je visitai les sablières de la plaine de Vincennes avec M. Prestwich et plusieurs autres géologues anglais, notamment M. Jeffreys et M. Warrington, président de la Société géologique de Londres, et un géologue belge, M. Dupont. C'est ainsi que j'ai connu les sablières de Montreuil. Le jour de cette visite, nous y trouvâmes divers ossements, et notamment un grand humérus d'éléphant, aujourd'hui déposé au Muséum. (…)

« Ces graviers se sont déposés, comme on l'a déjà dit, dans une anse comprise entre les promontoires de Nogent-sur-Marne et de Charonne; au fond, sur la pente, est bâti le village de Montreuil. (Planches ne 3 et 4) Les eaux du fleuve pénétraient en tournoyant dans cette anse, y perdaient leur vitesse et y déposaient les corps flottants et les sables.

Onze sablières y sont exploitées en ce moment; dans toutes on trouve des ossements; mais les deux plus riches, incomparablement, sont celles qui touchent à la route départementale de Paris à Montreuil et qui sont exploitées par MM. Savart et Trimoulet. Pour un ossement qu'on découvre dans les neuf autres sablières, on en trouve certainement dix dans celles-ci. Cela prouve, ce me semble, que les cadavres arrivaient en flottant dans l'anse de Montreuil, et qu'ils atterrissaient à certains points favorables. Si les ossements y avaient été jetés avec le sable, on ne comprendrait pas pourquoi tous les points de l'anse ne seraient pas également riches, et pourquoi les graviers ossifères se seraient portés spécialement dans l'emplacement des carrières Savart et Trimoulet.

Les ossements se trouvent toujours dans le fond des sablières, rarement à plus de 2 ou 3 mètres au-dessus du terrain tertiaire sur lequel reposent les graviers, c'est-à-dire dans le gravier de fond. Leur état de conservation est très variable; quelques-uns n'ont subi altération; on croirait, à les voir si parfaits, qu'ils viennent d'être désarticulés : j'ai découvert notamment une jambe complète d'aurochs. L'humérus, le cubitus et le radius, les six os du carpe, le métacarpien et son petit os complémentaire, ont été recueillis dans leur position naturelle; cinq des phalanges et leurs petits os étaient au-dessous, aucune dans le sable.

A côté, et un peu au-dessus, se trouvait la tête, mais renversée, c'est-à-dire à plat sur l'os frontal. L'atlas et une autre vertèbre cervicale ont été recueillis dans le voisinage avec un fragment d'un autre métacarpien; mais, comme ils étaient mêlés avec beaucoup d'ossements provenant d'autres animaux, on n'oserait affirmer que tous ces débris de grand boeuf appartinssent au même aurochs. D'autres ossements sont dans un état de conservation beaucoup moins parfait, et j'en ai recueilli qui sont roulés jusqu'à l'usure presque complète. (…)

« On a dit plus haut que les eaux de la Bièvre, refoulées par le fleuve, de l'âge de pierre, avaient formé, en amont de la butte aux Cailles, un épais dépôt limoneux.


M. Constant Prévost a donné la liste suivante des ossements recueillis dans cette localité par M. Duval :
Eléphant. Côte et portion du bassin, fragments de dents.
Cerf. Bois.
Boeufs. Plusieurs os et dents.
Rhinocéros. Os du carpe et dent molaire.
Chevrotain, très petite espèce. Portion de tibia.
Blaireau. Mâchoire et plusieurs os.
Cochon. Dents.
Tigre ou lion. Dent canine.
Cheval. Mâchoire.
Rongeurs. Dents et vertèbres de plusieurs espèces très petites (campagnol).
Oiseaux. Os de gallinacés.

Os de batraciens, lézards, serpents, coquilles fluviatiles et terrestres, telles que hélices, paludines, bulimes, cyclostomes, lymnées et cyclades.

D'après M. Lartet, parmi les ossements de rongeurs se trouvait une tête de marmotte très bien conservée. (...)

« Quoique les géologues aient été peu portés à l'étude des terrains de transport avant les découvertes de M. Boucher de Perthes, cependant les ossements sont si nombreux dans les localités que je viens de nommer (Chaillot), que depuis longtemps ils ont attiré l'attention des naturalistes.

Ainsi, dans l'ouvrage de Cuvier (t. IV, p. 156), il est fait mention de la canine du grand "felis" trouvée en creusant un puits rue d'Hauteville et donnée par M. de Bourrienne au Muséum, où elle est encore aujourd'hui. Cuvier a décrit divers autres ossements, notamment une canine d'hippopotame découverte à Grenelle. M. le comte de Rambuteau a donné au Muséum un humérus de rhinocéros trouvé dans les fouilles de l'Hôtel de Ville. (...)


Dents de mammifères de l'époque Quaternaire (découvert à Montreuil)

Voici l'énumération sommaire des ossements découverts dans les localités désignées ci-dessus, avant ces dernières années :
- SABLIÈRES DU CHEVALERET. Elephas primigenius, molaire, os du tarse.
- SABLIÈRE DE LA PETITE RUE DE REUILLY, passage Montgallet, altitude 35m, 23. Très nombreux ossements: Elephas primigenius ; Rhinocéros tichorhinus; Rhinocéros Merckii; Equus ; Bos ; Cervus megaceros (?).
- RUE POPINCOURT, même altitude. Ossements d'éléphant.
- PLACE DE GRÈVE. Humérus de rhinocéros. (M. le comte de Rambuteau.)
- SQUARE MONTHOLON. Squelette complet d'Elephas primigenius. (MM. Gonse, Belgrand)
- RUE D'HAUTEVILLE. Canine de grand felis. (Cuvier)
- RUE DE DOUAI. Jambe complète de cheval, métacarpien de renne. (M. Belgrand)
- TRANCHÉE DU GRAND ÉGOUT DE SÉBASTOPOL. Défense d’éléphant.
- SABLIÈRES DE LA PLAINE DE GRENELLE ET DE L'AVENUE DE LAMOTHE-PIQUET, ne 61, aujourd'hui remblayée. Très nombreux ossements recueillis par M. Gosse, de Genève : éléphant, rhinocéros, cheval, renne, cerfélaphe, grand boeuf, grand tigre, etc., et, en outre, nombreux silex taillés. Canine d'hippopotame. (Cuvier) (…)
« En résumé, les faunes des hauts et des bas niveaux des graviers de l'ancien fleuve parisien sont presque identiques. Le renne et le rhinocéros tichorhinus n'ont pas été trouvés dans les hauts niveaux de Montreuil, mais la plupart des autres animaux de l'époque quaternaire ont évidemment habité le bassin de la Seine pendant toute la durée de l'âge de la pierre taillée. On trouve même dans toute cette étendue de temps des animaux qu'on considérait comme appartenant à l'époque pliocène (de 5,3 à 2,5 millions d'années), tels que les rhinocéros Merckii et etruscus, le trogontherium, un grand cerf (Cervus Belgrandi) qui se rapproche beaucoup plus des espèces considérées comme pliocènes que des espèces de l'âge de la pierre taillée. Les silex travaillés manquent jusqu'ici dans les hauts niveaux.

Notes sur l'auteur et compléments d'informations :

Paris doit beaucoup à Eugène Belgrand.

D’abord ingénieur des Ponts et Chaussées en Bourgogne, dans le département d’Avallon, il est repéré par le baron préfet Haussmann qui le fait nommer Inspecteur des Eaux et des Égouts, un poste-clé dans l’entreprise immense de réhabilitation de la capitale. Fin connaisseur du Bassin de la Seine dont il avait fait les relevés géologiques et hydrométriques, Belgrand s’attelle à la tâche difficile de faire venir l’eau de source aux robinets des Parisiens.

Ci-contre : cliché d'Eugène Belgrand



Sa passion pour l’ingénierie romaine l’aida à concevoir un système d’aqueducs souterrains et dériver ainsi les sources de la Dhuis et de la Vanne. L’eau de source se déversait ainsi dans les réservoirs de Ménilmontant et de Montsouris, d’où elle était envoyée aux particuliers. L’eau arrivant aux appartements devait aussi en repartir : Eugène Belgrand réalise alors le système d’égouts souterrains, le dessin des plaques, des regards et des bouches de récupération des eaux usées.

La Bibliothèque nationale de France conserve les comptes rendus, les rapports, les tableaux de relevés pluviométriques, mais aussi les cartes du Bassin de la Seine, les héliogravures des bornes-fontaines, les plans des égouts, le dessin des tuyaux de canalisation de différents diamètres, les profils des aqueducs souterrains, toute une masse de documents qui permet de suivre l’itinéraire des recherches d’Eugène Belgrand. Un certain nombre de documents imprimés appartient au fonds Le Senne dédié à l’histoire de Paris. On notera, à côté des monographies, deux portefeuilles d’estampes dédiés au système d’égouts, des atlas de cartes et de plans, et une lettre envoyée à Félix Nadar – des documents qui sont conservés dans les départements spécialisés du site Richelieu.


Extrait d'une notice de la BNF avec ses publications

Bibliographie incomplète de l'auteur :


La Seine : le bassin parisien aux âges antéhistoriques - Éditeur  Imprimerie nationale  (1883 - deuxième édition)

La Seine : le bassin parisien 2e volume - PLANCHES DE PALÉONTOLOGIE, plus ANNEXE De CONCHYLIOLOGIE (même éditeur - 1883)

Les égouts de Paris -  Les travaux souterrains de Paris - ATLAS, Tome 5  d'Eugène Belgrand - Éditeur Dunod (Paris) - 1887 (de nombreuses planches ou cartes)

et d'autres textes disponibles sur Gallica BNF notamment sur les inondations de Paris en mars 1876, où il fait part de 1802 et 1807, les trois plus grandes crues du XIXe siècle.

Sources : Gallica-BNF et Ville de Paris 
 Textes ou extraits rajoutés le 4 février 2018 



Présence humaine en Île de France et le premier Parisien, enfin retrouvé !


En Europe de l'Ouest ou Occidentale, les populations préhistoriques allaient s'établir non loin des côtes de l'Atlantique ou de la Méditerranée.  Au plus proche, l'on conserve dans le Périgord des traces réelles des premiers habitants établis dans l'hexagone il y a environ 23.000 ans.

A la fin de l’ère de glaciation, la
région île de France vit l'apparition des premiers nomades sur les rives de la Seine, une première incursion humaine remontant à environ 14.000 années. Le résultat des fouilles entreprises en 1964 sur une commune en Seine-et-Marne : La Grande Paroisse. Un travail mené par André Leroi-Gourhan (en audio sur ses travaux - 1911-1986), ancien professeur à la Sorbonne, et auteur entre autres du livre : Le Geste et la Parole (1965).

Ces recherches archéologiques attestent de la présence d'humains depuis le Magdalénien, nous sommes encore au paléolithique dit supérieur, cette très longue période s'achevant il y environ 12.000 ans avant l'ére dite chrétienne. Des chasseurs de rennes venus poser leur campement sur le site de Pincevent, près de la ville de Monterreau. A l'origine les fouilles devaient seulement mettre à jour des traces Gallo-romaines. Il a été procédé à l'exploration des couches inférieures, des restes préhistoriques se trouvaient sous les alluvions, ce qui a permis entre autres la découverte d'un mammouth et plus.

Les Magdaléniens venaient sur le site entre autres pour les silex, qu'ils trouvèrent nombreux pour la fabrication de leurs outils. Les rennes servaient à l'alimentation, les cuirs ou les peaux à l'habillement, etc. Ces animaux étaient attaqués à l'aide des armes de chasse faîtes en silex. Ces populations passaient environ cinq mois sur place avant de changer de lieu, ils y construisaient des cabanes pour refuge et y firent des feux pour la cuisson de leurs aliments. Ces fouilles ont demandé au moins 20 ans de recherche (1964-1984), elles se sont déroulées l'été pendant deux mois. Il existe une vidéo sur le sujet du CNRS : L'Homme de Pincevent.

Puis ce fut l'arrivée d'autres populations humaines dans l'actuelle région Ile de France aux alentours de moins 11.000 ans dans la forêt de Fontainebleau : Musée de la Préhistoire en Ile de France à Nemours.

Peu à peu, les humains vont ainsi se
stabiliser dans cette niche écologique encore froide,  permettant néanmoins à des femmes et des hommes de trouver des lieux de chasse ou de pêche pour répondre à leurs besoins, donc à titre temporaire. 


Nous concernant la deuxième vague d'Homo-sapiens s'établit à la fin du paléolithique et au début de l'âge du mésolithique, il y a environ 11.000 ans dans la région Francilienne, en forêt de Fontainebleau. Il a été découvert un nombre important de traces sous la forme de représentations pour beaucoup non figuratives (photo ci-dessus), se trouvant dans des espaces cavernicoles. Ce qui pourrait ressembler à un langage ésotérique - pour hypothèse - ce langage n'a pas été encore décrypté, mais ces graphismes interrogent sur une population présente entre moins 9.000 ans et et moins 5.000 ans avant notre ère en région parisienne.

CHRONOLOGIE (avant l'an 0)  :

Mésolithique - Néolithique - Âges des métaux

Mésolithique : d'environ - 10.000 ans à - 5.400 ans
Néolithique ancien : à partir de -  5.300 ans
Néolithique moyen : à partir de -  4.500 ans
 Néolithique final :  à partir de  - 3.950 ans 
- 7.500 : Sédentarisation en Europe, apparition de l'agriculture (plantation de l'orge), de l'élevage, de la poterie, du tissage, et des premiers mégalithes.
 - 2.500 : Début de l'âge du cuivre.
 - 1.800 : Installation des Ligures en Europe occidentale.
 - 1.600 : Début de l'âge du bronze.
 - 1.500 : Installation de la civilisation des proto-celtes.
 - 1.200 : Début de l'âge du fer.
 

 



En 2008 dans le 15ème arrondissement (rue Farman), il était dévouvert par l'Inrap le premier peuplement de chasseur/cueilleur, il y a 10.000 ans.
Sur les traces des premiers parisiens !
    (une vidéo d'Universcience-Tv, durée : 12 minutes)

Et enfin, le premier parisien retrouvé ! (*) ou en l'état le doyen de la capitale..., dont il reste une mâchoire inférieure édentée (ci-contre, crédit Inrap)

(*) Une émission de France Culture, le Salon noir de Vincent Charpentier avec Bénédicte Souffi, archéologue à l'Inrap, et Didier Busson, département Histoire de l'Architecture et Archéologie de la ville de Paris (2013 - durée 23 minutes)

Dans le centre de Paris des traces d'habitat rural et des sépultures néolithiques ont été exhumés lors des fouilles du Louvre dans les années 1980. D'autres indices avaient révèlé l'aspect artisanal en des silex taillés déjà trouvés en 1912 place du Châtelet, ou ce qui ressemblait à l'esquisse d'un atelier préhistorique. De même pour les objets retrouvés lors des fouilles de Bercy en 1991-1992 : pieux de construction, des pierres polies, des outils en os et en bois de cerf, des céramiques. Rien qui ne certifie vraiment une présence dense, mais l'esquisse d'un début de peuplement sédentaire (et à lire la page suivante sur les fouilles des entrepôts de Bercy).


Néolithique, 40 ans de découvertes : Cliquez ici
"La France d'avant la France" ou protohistoire de la France? :
Avec Jean Guilaine, professeur au Collège de France et membre de l'Institut
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« A chaque fois que l'homo sapiens arrivait quelque part, il favorisait les espèces qui lui étaient utiles, et éliminait les espèces qu'il jugeait inutile. De même pour l'archéologue et spécialiste de la protohistoire, Jean-Paul Demoule, auteur de : Mais où sont passés les Indo-Européens? (en 2017 chez Points), ce dernier précise que : « l'agriculture sédentaire a provoqué la sixième grande extinction des espèces.

Au néolithique, il y a environ moins 7.000 ans, à l'échelle planétaire, les modes de développements ou d'échanges pouvaient variés d'un continent à un autre dans leur mise en œuvre
: céramiques, poteries, mégalithes et agriculture. Et, il est estimé à environ 1 million d'hommes et de femmes de ces âges lointains, nous sommes aujourd'hui un peu plus de sept milliards et face à des changements dont nous ne soupçonnons pas encore les forces et les menaces présentes et futures. Loin d'être une période calme, le néolithique a été source de nombreuses et nouvelles difficultés que nos ancêtres communs à tous, d'ici ou d'ailleurs durent affronter.

Au néolithique de nouvelles essences végétales firent jours en raison des transformations climatiques. La rive droite parisienne a été forestière et demeura un espace marécageux, pour exemple lors des fondations de la mairie locale du 10ème arrondissement de Paris en 1892, on retrouva diverses traces d'animaux : cerfs, aurochs et daims.

Dans son organisation géographique, la capitale actuelle se trouve dans une sorte de demi cuvette relativement large, nommée Vallée de la Seine, auxquelles se joignent celles de la Marne et de la Bièvre (cf. E. Belgrand). Son territoire se compose de sept collines réparties sur les deux rives. Ces monticules ou petits monts surplombent le paysage de la capitale entre soixante et une petite centaine de mètres de hauteur. Sur ces hauteurs (à l'abri) apparurent probablement des cultures et des fermages après diverses vies minérales, puis animales.

  

 
Au milieu de cet espace coule un fleuve, la Seine pas encore dénommée ainsi par les Romains (Sequana). Il se peut que la pêche soit en cohérence avec l'habitat, qui aurait pu être d'abord lacustre. La plaine, quant à elle représentait la meilleure voie de déplacement en ces temps reculés. Pourquoi aller franchir des murailles ou frontières naturelles, quand il est plus simple de circuler en terrain ouvert, notamment si l'on se déplace en groupe, plus encore des armées.
 
Tout dépend des raisons, elles furent dans cette partie de l'île de France pour des besoins vivriers, puis agricoles de toute évidence. La Seine et ses affluents faisaient de cette région reconquise en terre de prairie, un lieu idyllique. Des roches calcaires, de nombreux et importants cours d'eaux et des sédiments marécageux furent utiles à rassembler d'abord une faune stable et abondante, végétale (cueillette) animale (chasse). Il est toutefois très probable que les espaces boisés avec la présence d'humains sédentaires à partir du néolithique, plus leurs constuctions en bois et les cultures réduire fortement les ressources forestières. L'empreinte humaine allait se faire sentir et transfomer l'environnement par un épuisement des ressources naturelles. Un mouvement qui ne fera avec le temps que se démultiplier.

Nos humains parents accédaient ainsi à l'actuelle région parisienne, mais très progressivement, la nature était encore capricieuse. Nous savons des Hommes de la protohistoire, l'existence ou la pré-existence de coutumes religieuses, notamment de rites qui protégeaient des éléments naturels.
 

Naissance de l'histoire rurale :"Et l'Occcident s'éveilla !" : Cliquez ici
Avec Jean Guilaine, professeur au Collège de France et membre de l'Institut
Carbone 14 - France Culture du 31/12/2017 - durée 31 minutes


 
Suite de la promenade :
Débuts de civilisation à Paris
 
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Dernières modifications : 31/12/2018