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Bertholt Brecht


Géologie 
et 
Préhistoire 


de Paris


Ci-contre une illustration  : en noir les limites administratives de la capitale. En bleu et jaune les carrières...


Les carrières vont avoir un rôle important et sans réelle discontinuité sur au moins 1500 ans et pour diverses opérations de construction. Elles sont plutôt citées sous la dénomination de catacombes, mais sans rapport direct avec la période romaine. Elles couvrent une part non négligeable de la surface de Paris.
 
La topographie actuelle du Bassin parisien est le résultat de l'érosion et des dépôts de sédiments des cours d'eaux et des légères poussées à l'origine de la constitution des Alpes. Au nord de la Seine, on dénombre du gypse et témoigne de la présence, il y a environ 38 millions d'années, d'une mer fortement minéralisée produit par une forte évaporation en climat chaud, voire aride.

Les calcaires grossiers que l'on rencontre dans les sous sols du sud de la Seine indiquent la présence, il y a environ 45 millions d'années d'une mer d'une dizaine de mètre de profondeur, grouillante de vie et d'organismes. Les 20 premiers mètres de roches calcaires exploitables sous la capitale diffèrent entre le nord et le sud de la Seine, le seul point commun ce sont des terrains issus de la sédimentation marine.
 
 
L'on observe que les exploitations de "pierre à plâtres" se firent sur les terrains gypsifères au nord de la Seine. Tandis que les carrières à calcaire du sud fournirent les pierres pour la construction. Le calcaire fut ainsi exploité dans les 5ème, 6ème, 12ème, 13ème, 14ème, 15ème et 16ème arrondissement de Paris (770 hectares) et laissa place à d'importants vides dans le sous-sol qui sont à l'origine des Catacombes actuelles.
 
Sans étudier et comprendre la topographie et l'hydrographie, certains peuvent alimenter des rumeurs, mais le risque d'inondation n'est pas impossible. Pour la Seine, le mauvais souvenir de 1910 n'est pas à écarter. Depuis d'importantes rétentions d'eaux se sont édifiées en amont et un plan de prévention des risques et d'urgence est prévu. Un des dangers majeur pourrait résider dans l'érosion, et le calcaire est une roche relativement poreuse. La question se pose en la densité des constructions sur des sols fragiles, à Paris en rive droite et gauche.
 

Une inondation sur les deux rives serait un désastre, comme l'ont connu les Praguois, il y a quelques années. Mais ce sont aussi des sous-sol parisiens qu'il faudrait s'alarmer en plusieurs points de la capitale.

De nombreuses fondations ne résisteraient pas à une trop grande humidité. La présence des roches calcaires est plus qu'un indice, quand on l'associe à l'existence de traverses et carrières nombreuses dans les souterrains parisiens.

De temps à autre, un immeuble, une rue s'affaisse dans Paris, l'événement est heureusement rare, mais c'est assez régulier, pour ne pas être totalement négligé.


Plus d'une fois à Paris se sont produits ces vingt dernières années des effondrements d'immeubles, ou des chaussées s'affaissant. La situation la plus spectaculaire s'est passée en rive droite, rue Papillon (dans le neuvième arrondissement), c'est tout un lot d'immeubles qui s'enfonça d'un seul mouvement de terrain.

 
 
Plus tardivement dans les années 1990, ce furent les travaux autour de la connexion du transport ferroviaire de la Gare du Nord qui provoquèrent des mouvements sensibles sur un quartier nord du 10ème arrondissement (lézardes dans les appartements). Et ce ne sont pas les les seules zones à avoir subit des dommages dans la capitale. Les deux derniers affaissements connus se sont déroulés en rive droite (dans le 13 et 15ème arrondissement).

D'autres accidents à venir ne sont pas à écarter (plus ou moins importants), mais comment se prémunir de mouvements éventuels ? Aussi étonnant que cela puisse paraître cette ville connaît relativement mal l'ensemble de ses souterrains, ou plus exactement en oublie un peu l'activité de ses sols et les risques potentiels. Du moins, nous disposons de peu d'information à ce sujet.

 
Le Paris de la préhistoire
 
Cela fait environ 600.000 ans que les premiers humains mirent pied à Paris. Les conditions climatiques auxquelles ils étaient soumis au paléolithique, n'en firent que des "touristes" migrateurs, du moins ils n'y venaient que si les conditions climatiques étaient favorables. Ce fut plus à l'origine une terre de transhumance.
 
Brêve CHRONOLOGIE ou repères temporels  :

  Le paléolithique débute il y a 650.000 années...
- 40.000 ans : Arrivée de l'Homo Sapiens en Europe.
- 35.000 ans : Début de la Civilisation Moustérienne du ChatelPerronnien.
- 25.000 ans :  Disparition de l'Homme de Neandertal.
Période dite du Pléniglaciaire supérieur :

- 30.000 :  débuts du Wurmien supérieur
- 11.000 ans :  Fin de la glaciation de Würm (IV)
Période de l'Holocène commence à parir de -10.000
 

 
Avec des fossiles découverts lors des percées de carrières en font des témoignages précieux. Ceci expliquant les allées et venues ou passages lors du paléolithique : si le climat est clément, les populations fabriquent des outils, mais émigrent au moment des glaciations ou froids hivernaux. Et s'en vont en grande partie de l''île de France vers des terres plus clémentes. C'est vers la Dordogne ou le sud-est de la France qu'il faut se tourner pour mieux appréhender les hommes et femmes de ces premiers temps.
Le recul des glaciers, la fin de la présence de larges étendues d'eau, le rôle des sédiments devenant des couches favorise l'émergence d'une nature moins hostile, et va permettre à l'Homme à la fin du paléolithique de s'installer un peu plus au nord de la France et de l'Europe.  

 
Des restes de chasse, en des os de  mammouths, de cervidés et de rennes sont découverts en 1886 dans une carrière de Beaugrenelle. De Grenelle, en passant par Montreuil et jusqu'à Chelles en Seine et Marne le sol nous explique ce qu'était la faune de la capitale et de sa banlieue lors des périodes froides. Les ossements découverts témoignent de la présence de grands mammifères.

Pour traces le square Montholon délivrera un squelette entier d'un mammouth, la place de l'Opéra des molaires. Concernant les périodes de glaciation, on découvrit la présence d'ours et même de bisons qui ressortent lors du creusement du métro Goncourt (10ème arrondissement) et sous le boulevard Raspail (14ème arrondissement de Paris). 
 

CHRONOLOGIE :

L'époque Néolithique

 - 7 500 Sédentarisation, apparition de l'agriculture, de l'élevage de la poterie, du tissage et des premiers mégalithes.
 - 2 500 Début de l'âge du cuivre.
 - 1 800 Installation des Ligures en Europe occidentale.
 - 1 600 Début de l'âge du bronze.
 - 1 500 Installation de la civilisation des proto-celtes.
 - 1 200 Début de l'âge du fer.
 

 


Des traces d'habitat rural et de sépultures néolithiques seront exhumées lors des fouilles du Louvre lors des années 1980. D'autres indices révèlent l'aspect artisanal en des silex taillés trouvés en 1912 place du Châtelet (ou l'esquisse d'un atelier préhistorique). De même pour les objets retrouvés lors des fouilles de Bercy en 1991-92 : pieux de construction, des pierres polies, des outils en os et en bois de cerf, des céramiques. Rien qui ne certifie vraiment une présence dense, mais l'esquisse d'un début de peuplement. 

Au néolithique, de nouvelles essences végétales font jours aussi en raison des transformations climatiques. La rive droite parisienne sera forestière et demeure un espace marécageux, pour exemple lors des fondations de la mairie locale du 10ème arrondissement de Paris en 1892, on retrouvera diverses traces d'animaux : cerfs, aurochs et daims.

Dans son organisation géographique, Paris se trouve dans une cuvette relativement large. Son territoire se compose de sept collines réparties sur les deux rives. Elles surplombent le paysage de la capitale entre soixante et cent mètres de hauteur. Sur ces hauteurs (à l'abri) apparaîtront probablement des cultures et des fermages.
 

 
Au milieu de cet espace coule la Seine. Il se peut que la pêche soit en cohérence avec l'habitat qui aurait pu être d'abord lacustre. La plaine quand à elle est la meilleure voie de déplacement en ces temps reculés. Pourquoi franchir des murailles naturelles, quand il est plus simple de circuler en terrain ouvert, notamment si l'on se déplace en groupe, plus encore des armées.
 
Tout dépend des raisons, elles furent dans cette partie de l'île de France pour des raisons agricoles de toute évidence. La Seine et ses affluents faisaient de cette région reconquise en terre de prairie, un lieu idyllique. Des roches calcaires, de nombreux et importants cours d'eaux et des sédiments marécageux furent utiles à rassembler d'abord une faune stable et abondante.

Puis des populations humaines, elles aussi stabilisées par cette niche écologique d'une grande douceur et permettant à des femmes et des hommes de croître sans peine. Et enfin d'accéder à l'actuelle région d'île de France, mais très progressivement, la nature est encore capricieuse. Nous savons des humains de la proto-histoire l'existence ou la pré-existence de coutumes religieuses. Notamment, de rites protégeant des éléments naturels.
 
 
Suite de la promenade...   Débuts de civilisation à Paris
 
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Dernières modifications : 10/09/2007