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"Ce
qui est démocratique, c'est à faire du petit cercle
de connaisseurs un grand cercle de connaisseurs"
Bertholt
Brecht
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Sommaire de la page :
Droits de l'Enfant
- Violence et éducation à la non-violence
- Déclaration universelle des droits de l'Enfant |  |
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Violence et éducation à la non-violence
Intervention d’Antonella Verdiani ---------------
1) Je me présente. Je suis spécialiste de programme ici
à l’UNESCO, où je travaille au sein du secteur de
l’Education, plus spécifiquement dans la Division de la
promotion de la qualité de l’éducation. Je suis
responsable d’un programme d’éducation à ou
pour la non-violence : il s’agit par-là de divulguer le
concept de non-violence dans les programmes d’éducation de
nos états membres, mais surtout de traduire en pratique ce
concept par des outils concrets à l’utilisation des
éducateurs et des enseignants. Par des publications (Bonnes
pratiques…), des manuels pour les enseignants et les formateurs,
par un site web (www.unesco.org/education/nved), par
l’organisation de conférences (par ex. le cycle de
colloques sur la résolution des conflits, la prochaine
étant le 7 mars ici à l’Unesco) ou par le soutien
à des projets et des actions sur le terrain de
l’école ou de la communauté (par ex. le projet
européen d’éducation à la paix par
l’art, ou celui de médiation en Hongrie pour les
minorités roms).
Mais
avant de rentrer plus dans les détails des activités de
l’Unesco dans ce domaine, je voudrais, en accueillant la demande
qui m’a été adressée par notre ami Michel
Cibot, m’attarder avec vous sur la question de la violence et sa
définition. Je me baserai principalement sur les données
qui nous ont été fournies par l’OMS,
l’Organisation Mondiale de la Santé avec laquelle nous
collaborons de façon – pour le moment – encore
informelle (par ex. sur l’élaboration du Guide mondial sur
la violence interpersonnelle).
2)
L’OMS vient de publier (vous pouvez en trouver des extraits sur
leur site web), le Rapport mondial sur la violence et la santé,
travail qui a duré trois ans et qui s’est basé sur
des recherches menées par des experts dans plusieurs pays et au
sein de nombreuses organisations spécialisées dans toutes
les régions de la planète.
Chaque année la violence dans le monde fait plus de 1,6 millions de morts.
La violence figure parmi les principales causes de décès
des 15 à 44 ans dans le monde ; elle est responsable
d’environ 14% des décès chez les hommes et de 7%
chez les femmes. Mais qu’est-ce que la violence ? En ce qui
concerne la santé publique, l’enjeu consiste à
définir la violence de manière à englober toute la
gamme des actes perpétrés et les expériences
subjectives des victimes sans généraliser au point que la
définition perde sa signification.
L’OMS la définit ainsi : L’usage
délibéré ou la menace d’usage
délibéré de la force physique ou de la puissance
contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou
une communauté, qui entraîne ou risque fort
d’entraîner un traumatisme, un décès, un
dommage moral, un mal développement ou une carence. La
violence est donc quelque chose d’extrêmement diffus et
complexe. Pour la définir, il faut faire appel à la
capacité de jugement. Les idées, sur ce qui est
acceptable et ce qui ne l’est pas en termes de comportement et
sur ce qu’est le mal, sont influencées par des facteurs
culturels et sont constamment remises en question à mesure
qu’évoluent les valeurs et les normes sociales. Il y a une
génération, par exemple, les coups de baguette sur les
fesses, les jambes ou les mains faisaient régulièrement
partie de la discipline dans les écoles britanniques (et pas
seulement britanniques !). Aujourd’hui, en Grande- Bretagne, un
enseignant peut être poursuivi pour avoir usé de la
contrainte physique sous quelque forme que ce soit contre un enfant.La
diversité des codes de morale à travers le monde fait que
le thème de la violence est l’un des plus difficiles et
des plus sensibles à aborder dans une instance internationale.
Mais il est urgent de le faire. Il faut s’efforcer de parvenir
à un consensus et de fixer des normes de comportement
universelles passant par l’élaboration des droits
fondamentaux afin de protéger la vie et la dignité de
l’être humain (les droits de l’Homme) dans un monde
en pleine mutation.La
définition comprend aussi bien la violence interpersonnelle que
les comportements suicidaires et les conflits armés. Elle couvre
également toute une série d’actes qui vont
au-delà des actes de violence physique, incluant menaces et
intimidation. Outre la mort et les traumatismes, elle englobe la
multiplicité des conséquences souvent moins
évidentes des comportements violents, comme les atteintes
psychologiques et les problèmes de carence et de
développement affectifs qui compromettent le bien-être
individuel, familial et communautaire.Les
racines de la violence ont des multiples formes. L’OMS base son
analyse sur un modèle écologique qui me paraît
très intéressant car il considère quatre niveaux :
l’individu, les relations, la communauté et la
société. Au
niveau de l’individu, par ex. les facteurs qui peuvent être
mesurés sont les caractéristiques démographiques,
les troubles psychologiques et de la personnalité, la
toxicomanie et les antécédents de comportements agressifs
et de maltraitances subies.Au
niveau des relations, le modèle envisage comment les
comportements avec la famille, les amis etc. influencent le
comportement violent en tenant compte de facteurs comme les
châtiments corporels infligés aux enfants, le manque
d’affection, la fréquentation de camarades
délinquants, etc. Dans
l’analyse de la communauté entrent les relations sociales,
par ex. l’école, le quartier ou le lieu de travail en
relation aux facteurs de risque qui accroissent la violence, tels la
pauvreté, ou la présence d’un trafic de drogue
local. Les
facteurs de la société prennent en compte les normes
sociales qui créent un climat favorable à la violence. On
examine ici les politiques sociales, économiques, sanitaires et
éducatives.La
violence interpersonnelle, c’est-à-dire, la violence
infligée par un individu ou par un petit groupe, comprend la
violence des jeunes, entre partenaires, dans la famille, à
l’école, dans les lieux de travail, etc. : elle va de la
violence physique, sexuelle et psychologique, au manque de soins. En
2000, on estimait à 520 mille le nombre de décès
dans le monde imputables à ces causes. Ce qui me paraît
intéressant de mon point de vue, c’est-à-dire du
point de vue de l’éducateur, est l’analyse de la
violence parmi les jeunes, qui est très souvent qualifiée
comme criminelle. Elle a différentes causes et des nombreux
facteurs de risques communs : il s’agit parfois de
caractéristiques psychologiques et comportementales comme une
maîtrise de soi ou une estime non suffisantes. Ou encore le
manque d’affection, ou l’exposition à la violence
à domicile dès la petite enfance. L’abus des
drogues et de l’alcool est souvent associé à ce
type de violence, ainsi que la pauvreté et
l’inégalité entre les sexes. Je
ne m’arrêterai pas aujourd’hui sur l’analyse
des causes du suicide, qui a été pourtant la cause de la
mort de 815 000 personnes en 2000, (beaucoup parmi les jeunes, en
France également), pour passer rapidement au concept de violence
collective. Elle est définie comme l’instrumentalisation
de la violence par des gens qui s’identifient en tant que membres
d’un groupe contre un autre groupe, afin de parvenir à des
objectifs politiques, économiques ou sociaux. Elle va des
conflits armés au génocide, de la répression au
terrorisme, en passant par la violation des droits fondamentaux. Parmi
les facteurs de risque de conflits violents, je cite donc
l’absence de démocratie et l’inégalité
d’accès au pouvoir, ou encore les inégalités
sociales et d’accès aux ressources. Certains aspects de la
mondialisation tels la poussée de la privatisation et un
rôle compromis de l’état, semblent aussi contribuer
aux conflits. 3)
Mais alors, quoi faire ? Comment prévenir la violence ?
L’OMS donne dans son rapport, toute une série de
suggestions et recommandations (que je vous laisse découvrir si
vous en avez le loisir) afin de contrarier la violence dans ses
multiples manifestations. Du point de vue de l’éducation,
ce qui me semble important de souligner aujourd’hui, c’est
le rôle de la prévention et de l’école. En
tenant en compte du modèle écologique proposé, il
faut s’attaquer à des multiples secteurs de la
société,par exemple :
a.
Encourager les attitudes et comportements sains chez le jeune (enfant
ou ados) et modifier les attitudes et comportements chez les individus
violentsb. Surveiller les lieux publics comme les écoles et les quartiersc. Faire face aux problèmes d’inégalité de sexesd.
Influencer les relations personnelles étroites, dans
l’environnement familial et fournir un appui professionnel en cas
de violence dans la famille,...J’insiste,
comme le fait d’ailleurs le rapport, sur le fait que les
interventions, non seulement d’urgence, mais aussi de
prévention, effectuées pendant l’enfance à
l’école ou dans la communauté, ont
déjà démontré qu’il est possible de
réduire la violence chez les jeunes à long terme. Des
programmes privilégiant les compétences sociales et
relationnelles, programmes qui ont étés
évalués par l’OMS et par d’autres
institutions spécialisées, sont à diffuser et
à encourager au niveau de la communauté, de la
collectivité locale et de l’école. Des formations
spécialisées, pouvant aller de la médiation
familiale à la résolution des conflits dans les
écoles, dans les lieux de travail ou dans les
communautés, sont à encourager le plus possible.
L’éducation
peut être la clé pour le changement des attitudes que
l’OMS préconise. Car c’est par la prévention,
dès la plus petite enfance, qu’il est possible, selon
aussi l’avis de l’UNESCO et de tout le système des
agences des Nations Unies, d’intervenir sur les comportements
individuels, des groupes et des sociétés entières.
Pour qu’une culture de la paix prenne place,
l’éducation à la non-violence doit commencer
à faire son chemin dans nos institutions éducatives. Une
éducation inspirée par les principes d’une
non-violence active (qui récuse toute attitude de
passivité), une éducation qui soit en mesure de former
dans l’enfant l’esprit critique et le sens de
responsabilité vis-à-vis des autres et de son
environnement culturel et naturel, une éducation qui ne pousse
plus à la compétition et à la
compétitivité, mais à la véritable
coopération entre les êtres. Je vous remercie.
Source : Colloque « Violence, santé, culture de la paix et gestion locale » (UNESCO) http://portal.unesco.org/education/+ en/ev.php-URL_ID=13361&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html |
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Droits de l'Enfant 1989 - 2009
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Le pays pionnier du droit
des enfants fut dans les années soixante-dix, la Suède.
Première nation
à sanctionner la violence physique à l'égard
des enfants. Au début l'opinion publique suèdoise
dans sa grande majorité croyait que les traitements corporels
était une bonne chose pour l'éducation des plus
jeunes. Dix ans après et sous le coup de cette loi, une
très large majorité des Suédois changèrent
d'opinions pour reconnaître à l'enfant un droit
essentiel, pouvoir se protéger de la violence des adultes
et avoir des recours pour protéger son intimité
corporelle et aussi psychique.
L'attitude générale
des Suédois à l'égard des enfants pourrait-être
qualifié en France de permissif, à ces exemples
révélateurs, qui est de laisser l'enfant libre
d'agir comme bon lui semble. Dans
un théâtre en Suède, personne ne s'offusquera
qu'un enfant puisse bouger et aille même sur la scène.
Sans que cela ne trouble, ni le public adulte, ni les acteurs.
De même dans la vie courante la coexistence font que les
enfants s'agitent et vivent leurs vies sans qu'interviennent
les adultes présents outre mesure. Chaque génération
peut ainsi trouver une place qui lui est propre. La question
de l'enfance est certainement au centre de toute interrogation
majeure et de nombreuses expériences à travers
le monde démontrent que plus les enfants sont reconnus
dans leurs droits et soutenus dans les différentes étapes
d'âge, plus la société est avancée,
et moins elle est en proie à la violence quotidienne ou
à l'insécurité du sentiment.
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| La Convention a force de loi pour les pays signataires
seuls les
Etats-Unis et la
Somalie ne l'ont pas, à ce jour, ratifiée. Elle
est entrée en application le 2 septembre 1990. |
| La Convention internationale des
droits de l'enfant, adoptée par l'Assemblée générale
des Nations unies (ONU) le 20 novembre 1989, complète
la Déclaration universelle des droits de l'homme
qui évoque déjà les droits de l'enfant dans
son article 25 en prenant en compte le statut particulier
de l'enfant. |
| Ce n'est pas le premier texte international sur
les droits de l'enfant puisque c'est le 17 mai 1923 que l'Union
internationale de secours aux enfants, fondée en 1920,
a adopté une première "Déclaration
des droits de l'enfant" dite Déclaration de
Genève reprise le 26 septembre 1924 par l'assemblée
de la Société des Nations (SDN). Pour leur part,
les Nations unies ont mis en place, le 11 décembre 1946,
un Fonds international des Nations unies pour l'enfance (UNICEF)
et adopté, le 20 novembre 1959, à l'unanimité
de leurs 79 Etats membres, une Déclaration des droits
de l'enfant. |

| Les premières déclarations "parlaient
essentiellement de l'enfant en termes de protection et d'assistance,
la Convention internationale énonce les droits de l'enfant
en termes nouveaux : non seulement en termes de protection, mais
aussi en termes de libertés. Ainsi, elle reconnaît
la première fois que l'enfant à le droit, entre
autres, de s'exprimer, de donner son avis dans les problèmes
le concernant ainsi que de s'associer" |
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PREAMBULELes Etats parties à la présente
Convention,Considérant que, conformément
aux principes proclamés dans la Charte des Nations unies,
la reconnaissance de
la dignité inhérente à tous les membres
de la famille humaine ainsi que l'égalité et le
caractère inaliénable de leurs droits sont le fondement
de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde,Ayant à l'esprit le fait que
les peuples des Nations unies ont, dans la Charte, proclamé à nouveau
leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme et dans la dignité
et la valeur de la personne humaine, et qu'ils ont résolu
de favoriser le progrès social et d'instaurer de meilleures
conditions de vie dans une liberté plus grande,Reconnaissant que les Nations unies,
dans la Déclaration universelle des droits de l'homme
et dans les pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme,
ont proclamé
et sont convenues que chacun peut se prévaloir de tous
les droits et de toutes les libertés qui y sont énoncés,
sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe,
de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre
opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance
ou de toute autre situation,Rappelant que, dans la Déclaration
universelle des droits de l'homme, les Nations unies ont proclamé que l'enfance
a droit à une aide et à une assistance spéciales,Convaincus que la famille, unité fondamentale de la
société et milieu naturel pour la croissance et
le bien-être de tous ses membres et en particulier des
enfants, doit recevoir la protection et l'assistance dont elle
a besoin pour pouvoir jouer pleinement son rôle dans la
communauté,Reconnaissant que l'enfant, pour l'épanouissement harmonieux
de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial,
dans un climat de bonheur, d'amour et de compréhension,Considérant qu'il importe de préparer pleinement l'enfant
à avoir une vie individuelle dans la société,
et de l'élever dans l'esprit des idéaux proclamés
dans la Charte des Nations unies, et en particulier dans un esprit
de paix, de dignité, de tolérance, de liberté,
d'égalité et de solidarité,Ayant à l'esprit que la nécessité
d'accorder une protection spéciale à l'enfant a
été énoncée dans la Déclaration
de Genève de 1924 sur les droits de l'enfant et dans la
Déclaration des droits de l'enfant adoptée par
l'Assemblée générale le 20 novembre 1959,
et qu'elle a été reconnue dans la Déclaration
universelle des droits de l'homme, dans le Pacte international
relatif aux droits civils et politiques (en particulier aux articles
23 et 24), dans le
Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux
et culturels (en particulier à l'article 10) et dans les
statuts et instruments pertinents des institutions spécialisées
et des organisations internationales qui se préoccupent
du bien-être de l'enfant,Ayant à l'esprit que, comme
indiqué dans la Déclaration des droits de l'enfant,
"l'enfant, en
raison de son manque de maturité physique et intellectuelle,
a besoin d'une protection spéciale et de soins spéciaux,
notamment d'une protection juridique appropriée, avant
comme après la naissance",Rappelant les dispositions de la Déclaration
sur les principes sociaux et juridiques applicables à
la protection et au bien- être des enfants, envisagés surtout sous l'angle
des pratiques en matière d'adoption et de placement familial
sur les plans national et international, de l'ensemble de règles
minima des Nations unies concernant l'administration de la justice
pour mineurs (Règles de Beijing) et de la Déclaration
sur la protection des femmes et des enfants en période
d'urgence et de conflit armé,Reconnaissant qu'il y a dans tous
les pays du monde des enfants qui vivent dans des conditions
particulièrement difficiles, et qu'il est nécessaire d'accorder à
ces enfants une attention particulière,Tenant dûment
compte de l'importance des traditions et valeurs culturelles
de chaque peuple dans la protection et le développement
harmonieux de l'enfant,Reconnaissant l'importance de la coopération internationale
pour l'amélioration des conditions de vie des enfants
dans tous les pays, en particulier dans les pays en développement, |
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Les Nations unies en 2001 ont adoptés
deux protocoles à la Convention sur l'implication des
enfants dans les conflits armés et sur leur vente et leur
exploitation à des fins sexuelles
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| La communauté internationale
dispose désormais de deux nouveaux instruments dont l'objectif
est de mieux protéger les droits des enfants. L'Assemblée
générale des Nations unies a adopté, le
25 mai 2000, à New York, deux protocoles facultatifs à
la Convention internationale des droits de l'enfant qui visent
à interdire, le premier, l'implication d'enfants dans
les conflits armés; le second, la vente d'enfants, la
prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène
des enfants.I / Le Protocole facultatif
à la Convention sur les droits de l'enfant qui porte sur
la vente d'enfants, la prostitution
des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants
est entré en vigueur le 18 janvier 2002. Sur les 76 Etats
qui ont signé le Protocole facultatif, seize seulement
l'ont ratifié : Andorre, Bangladesh, Cuba, Espagne, Islande,
Kazakhstan, Maroc, Norvège, Panama, Qatar, République
démocratique du Congo, Roumanie, Saint-Siège, Sierra
Leone, Ouganda et Viet Nam.II / Le Protocole
facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant,
concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, est entré en vigueur le 12 février
2002, couronnant ainsi dix ans d'efforts internationaux pour
lutter contre l'une des principales causes de violations de droits
de l'homme dans le monde. Sur les 82 Etats qui ont signé
le Protocole facultatif, quatorze seulement l'ont ratifié:
Andorre, Bangladesh, Canada, République tchèque,
République démocratique du Congo, Saint-Siège,
Islande, Kenya, Monaco, Nouvelle-Zélande, Panama, Roumanie,
Sri Lanka et Viet Nam. / Février 2002Premier Protocole
: interdire aux enfants
de participer aux conflits armésLe premier Protocole
facultatif, qui a fait l'objet de négociations difficiles depuis 1994, stipule notamment que les Etats parties
doivent prendre toutes les mesures possibles dans la pratique
pour veiller à ce que les membres de leurs forces armées
qui n'ont pas atteint l'âge de 18 ans ne participent pas
directement aux hostilités.En outre, ils veilleraient
à ce que les personnes n'ayant pas atteint l'age de 18
ans ne fassent pas l'objet d'un enrôlement
obligatoire dans leurs forces armées, les termes du paragraphe
I de l'article 3 du projet de Protocole invitant les Etats parties
à reconnaître qu'en vertu de la Convention internationale
des droits de l'enfant, les personnes âgées de moins
de 18 ans ont droit à une protection spéciale.
Le Protocole prévoit que chaque Etat partie dépose,
lors de la ratification ou de l'adhésion une déclaration
contraignante indiquant l'âge minimum à partir duquel
il autorise l'engagement.Selon les Nations
unies, plus de 300.000 enfants de moins de 18 ans participent
ou ont participé à une trentaine de conflits régionaux
récents, tant du côté
des gouvernements que du côté de rebelles et groupes
armés. |
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Deuxième protocole : interdire
la vente d'enfants, leur prostitutionAux termes du deuxième
Protocole facultatif à la Convention, concernant la vente d'enfants, la prostitution
des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants,
les Etats parties interdiraient la vente d'enfants, leur prostitution
et la pornographie les mettant en scène.Chaque Etat partie
veillerait à ce que, au minimum,
les actes et activités suivants soient pleinement saisis
par son droit pénal, que ces infractions soient commises
au plan interne ou transnational, par un individu ou de façon
organisée: le fait d'offrir, de remettre, ou d'accepter
un enfant, quel soit le moyen utilisé, aux fins: d'exploiter
l'enfant à des fins sexuelles; de transférer les
organes de l'enfant à titre onéreux; de soumettre
l'enfant au travail forcé; d'obtenir, en tant qu'intermédiaire,
le consentement à l'adoption d'un enfant, en violation
des instruments juridiques internationaux relatifs à l'adoption;
d'offrir, d'obtenir, de procurer un enfant à des fins
de prostitution; de produire, de distribuer, diffuser, vendre
exporter aux fins susmentionnées des matériels
pornographiques mettant en scène des enfants.Deux Protocoles
acceptés par la Commission des droits de l'hommeLes deux Protocoles
étaient recommandés à l'Assemblée
générale par le Conseil économique et social
(ECOSOC) qui les avait adoptés
le 10 mai 2000, après que la Commission des droits de
l'homme se soit prononcée le 26 avril 2000, à Genève,
par consensus. Les groupes de travail chargés de négocier
ces deux textes avaient été créés
au mois de mars 1994.La Convention internationale
des droits de l'enfant a été adoptée
en 1989 et a été presque universellement ratifiée,
seuls les Etats-Unis et la Somalie n'y étant pas parties.Source : Département de l'information (DPI), Nations
unies, New York, 25 mai 2000. |
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