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Sommaire du bloc-notes n°2 - année 2017
1 - Des prisons pour mineur-e-s saturées, appel syndical et d'associations des droits humains

2 - La grande arnaque jupitérienne et la démocratie en péril ?

3 - La Politique - sur l’Esclavage par Aristote

- A suivre, ou en cours de rédaction...



Des prisons pour mineur-e-s saturées
Signataires CGT, FSU, Syndicat de la magistrature, SAF, LDH, OIP
Au 1er juin 2017, 851 mineur.e.s étaient détenu.e.s en France. Un seuil qui n’avait plus été atteint depuis 15 ans Le nombre de mineur.e.s détenu.e.s suit depuis octobre 2016 une courbe de croissance exponentielle particulièrement inquiétante (+16,2%). Cette hausse est par ailleurs marquée par un recours de plus en plus fréquent à la détention provisoire, et par des condamnations à des peines de plus en plus longues.

Les effets destructeurs de l’incarcération, désormais connus et largement documentés, sont décuplés pour les jeunes : fragilisation des liens familiaux, isolement sensoriel, augmentation de l’angoisse, exacerbation de la violence et des tensions, socialisation dans un milieu criminogène... Mener un travail éducatif individualisé dans un environnement où le collectif est omniprésent, entravé par des contraintes pénitentiaires, s’avère extrêmement difficile.

Le taux de récidive suite à une détention en est la preuve : le taux de recondamnation des mineur.e.s dans les cinq ans suivant la détention est de l’ordre de 70 % – plus élevé encore que chez les majeurs (63%). Afin de réguler cet afflux de détenu.e.s, l'administration pénitentiaire organise des transferts d'un lieu de détention à l'autre, éloignant parfois encore davantage l'adolescent.e du lieu de vie de ses parents ou/et de son service éducatif de référence.

Dans de nombreux quartiers et établissements pénitentiaires pour mineur.e.s, cette situation contraint des jeunes à partager leur cellule. Et ce, alors que le principe de l’encellulement individuel a été réaffirmé par la loi pénitentiaire du 29 novembre 2009 et a fait l’objet de recommandations régulières du Contrôleur général des lieux de privation de liberté. L’article R. 57-9-12 du code de procédure pénale ne permet par ailleurs des dérogations pour les mineur.e.s qu’à titre exceptionnel, pour motif médical ou en raison de leur personnalité.

Le nouveau ministère de la Justice doit se saisir de cette situation en urgence. Il doit donner à la Protection judiciaire de la jeunesse des moyens supplémentaires conséquents pour développer les structures éducatives ouvertes permettant de lutter contre l'incarcération : foyers éducatifs, services d'insertion, milieux ouverts. Et remettre en cause les dispositions sécuritaires qui engendrent cette sur-incarcération dans une réforme courageuse de la justice des enfants et des adolescent.e.s.

Insérer, accompagner, soutenir, éduquer devront être les mots constitutifs de ce projet !

Paris, le 22 juin 2017


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La grande arnaque jupitérienne
et la démocratie en péril ?


Représentation de Bellona et Janus 
C’est fini pour la farce électorale 2017, mais tout recommence avec les mêmes, les révolutions de palais ont toujours ce chic de changer les masques, mais pas les appartenances et de reprendre l’héritage. La tuyauterie a effectivement été changée, mais l’aspect plombé n’a guère changé. La sociologie de l’hémicycle et les néo-capitalistes du clan Macron ou le groupe des inféodés, plus celui de l’autocrate  Bayrou à tout d’une illusion d’optique. La droite est de retour et le magicien d’Oz derrière son théâtre d’ombre s’amuse de se voir si grand devant son miroir grossissant.

Oui, les dieux se contrefoutent de nos difficultés, seul le faste et la poudre d’escampette, les honneurs, les prestiges, l’emportement, l’emballement des minets de l’info, le sinistre spectacle du Barbier de l’Express et de ses doublures télévisuelles ont fait le travail de leurs maîtres sur les écrans. Point besoin de citer les chaînes hurlantes et débats tronqués entre experts du capital, l’exaspération a touché des sommets et la gauche politique s’est tuée. Tout est à reconstruire et à ce rythme au moins 10 ans de césarisme comme ligne d’horizon. Face à ce qui était un objet politique trouble, je n’envisageais pas un tel comportement moutonnier. Il faudra du temps pour analyser les mécanismes mis en route pour nous envoyer à ce qui ressemble à une foire d’empoigne et de démagogie. J’ai quelques aiguillons sur comment cette farce électorale s’est produite, m’interrogeant sur la démocratie menacée par une élite financière ?

Le piège à gogo a fonctionné à merveille, c’est fou comme l’illusion et le marché du rêve ont triomphé, le produit miracle et sa marche des nantis a fait de la France un pays de mouton bon à tondre. Il n’y aura même pas eu à se déplacer au second tour des législatives, personnellement j’avais le choix entre un râtelier aux dents d’acier, parachuté depuis Chalon et une avocate d’affaire. Ce qui était une députée Ps inexistante et un alibi de la diversité, tous les deux membres du même fonds de commerce, et le produit des courants droitiers du Psfio, du moins avant la grande opération commerciale et le soutien presque unanime de la presse et de ses concentrés capitalistiques  à l’OPA des milieux financiers sur les élections nationales.

Du jamais vu ou presque?


Il ne s’agit nullement d’un nouveau monde en préfiguration, mais ce qui peut exister de plus vulgaire, le degré néant de la politique. Recruter les députés par CV et par cooptation, cela n’a rien de démocratique mais le fait d’un Soviet Suprême, ou ne concourre pas seulement les affidés du nouveau Bonaparte, c’est aussi une aubaine pour le sans-culottisme ambiant, tous les terrains propices à la démagogie et à la superficialité du pouvoir d’une même classe ou caste de gens. Ce n’est pas exactement un dix-neuf Brumaire, cela ressemble plus à la victoire de décembre 1848, de Louis Napoléon, sur un air de débauche des richesses au profit d’une minorité et la mise sous coupe réglée du prolétariat français. Tout indique la voie de l’exil, dans un monde rabougri et rongé par ses concurrences despotiques. Mais pour aller où ?

Au déroulé des neuf mois écoulés, ce fut un beau suicide collectif à gauche et une retape sur les valeurs et manipulations des peurs les plus délirantes, pendant que d’autres ont su jouer avec habilité une partie d’échec avec deux ou trois coups d’avance, la stratégie a suppléé le contenu. A s’appuyer sur le virtuel, l’engagement en un clic, rien n’a vraiment bougé, la parodie a été la plus forte, et donnant le sentiment de ne pas vivre dans un pays démocratique. La seule chose qui ne meurt pas dans cette affaire, ce sont les idées, et comment en pleine objection de conscience s’opposer à ce dictat des élites du fric, ou de l’oseille, n’est pas en soit une nouvelle, mais un constat.

Mais qui en contre point, cette réalité fruit de toutes les bassesses montre toutes ses faiblesses, et prépare sa corde pour se pendre. La seule bonne nouvelle, une baisse vertigineuse des haineux, mais en contrepartie elle laisse place aux bourgeoisies dégénérées, pas de quoi s’enflammer ou sauter de joie. Avoir le choix entre l’ex. UMP/PS, la honte nationale et l’insoumission des apparences, nous sommes avec trois variantes de populisme et du nationalisme ambiant. Un grand fourre-tout idéologique dont le seul but est de maintenir des clans dans les allées du pouvoir ou d’accéder à la dernière marche.

Je veux bien prendre en compte que tout n’est pas mathématique et que l’électorat des deux candidats de gauche, Hamon et Mélenchon, ne pouvait s’additionner, toutefois je préfère certains perdants à des manœuvriers qui ne font guère dans la dentelle. Les coups portés à l’unité, les rétropédalages sur la gauche et le socialisme en fin de campagne, des cacahuètes pour amuser la galerie et asseoir quelques trublions professionnels. Monsieur Corbière va pouvoir libérer son HLM, et une famille moins aisée en profitée ?

Il serait peut-être temps de faire cause commune et arrêter de se tromper d’adversaire. Comme il ne sera jamais vérifié que le retrait de l’un ou de l’autre aurait permis un second tour. Il s’est joué une opération similaire visant à exclure Bernie Sanders du processus électoral étasunien, Trump a été élu et nous avons hérités d’un équivalent, ou de ce qui peut se produire quand l’argent et vie politique se mélange.

Une redite presque éternelle du coup d’état permanent, avec au 1er tour 51 pour cent d’abstention pour l’Assemblée nationale, ce n’est qu’un avant-goût d’un pouvoir auto légitimé, sans base sociale et des partis s’en allant en quenouille. Oui, une page est tournée, et celle qui s’ouvre n’augure rien de bon, à part la victoire des valets ou idiots utiles du capital. Le salariat, c’est-à-dire nous ou 80% de la population, cette masse devenue inerte a perdu sa conscience de classe et va en payer les conséquences à prix fort. Et comme la mémoire est une chose inégalement partagée, nous vous voilà collectivement dans un grand bond en arrière social et politique.

Un petit exemple, la supercherie de M. Hulot, l’ancien agent sponsorisé par x. multinationales dont TF1 et C°, nourrit au grain de l’Elysée depuis Chirac relève d’entre gens de même aisance. Le climat sert à endormir les bonnes consciences, quand ce n’est que poudre et canons et de leurs contrats qui l’emporteront. On a touché le nirvana, la moralité n’a rien de politique et l’aristocratie d’état a démontré comment le rouleau compresseur tourne toujours en sa faveur. Le pouvoir par le haut et aux prises des institutions de la cinquième, l’idée même de faire de la politique est un objet volé à toute idée de citoyenneté. Si, vous ne faîtes pas des courbettes et crier pas au génie de la tribune, qu’il est ou elle est la plus belle, libre à vous de vous en remettre à des clans. Entre les sectes, les petits arrangements particuliers et masques du pouvoir, il manquera le tour de vis, si propre aux régimes aux abois. La décomposition en moins d’un mois est en marche.

Mon pays me fait honte, c’est un sentiment étrange, ne plus avoir que l’impression d’appartenir à un décorum en carton-pâte. Le niveau des égoïsmes et les réflexes de mépris des classes salariées et démunies de ce pays, suscite même à droite un rejet de l’oligarchie financière, sauf que c’est toute l’armature étatique qui ne fonctionne plus au service des biens communs. Quand il y avait une bonne partie des opinions publiques qui s’interrogeait sur l’usure de nos institutions centralistes et se voulant démocratiques, nous sommes repartis pour cinq ans dans cette galère. Le fait de l’élite au sens large, élus et hauts fonctionnaires s’auto-reproduisant et empêchant tout accès au peuple souverain à la conduite des affaires. Il n’y a plus qu’à constater et espérer un sursaut des consciences libres. Sous le boisseau d’un système pyramidal, il n’existe aucune marge, seul le fait du Prince domine, c’est un problème sans solution ou sans fin…

Pourquoi un tel gâchis et d’occasions ratées?


Soit des mois à supporter cette grande arnaque intellectuelle et politique  Même s’il y avait à craindre le pire, une telle vacuité ne sont que les suites de ce système politique si détesté, mais si bien conforté dans ce qu’il a de plus pervers et d’insignifiant. Belle illusion, la magie est reine et sur des airs de Marengo dans la Cours Napoléon du Louvre et promenades au Touquet, nous avons tout le parfum et ingrédient de cet obscur objet du désir, si cher à Luis Bunuel. Pourquoi voter si les Français ont besoin d’un roi ou de vieux vassaux crasseux pour servir de bouffon à la cour?

C’est ici que commence le temps de la reconquête de nos pouvoirs perdus et idées à regagner, le nettoyage des écuries d’Augias restant toujours d’actualité, et face à la défaite des gauches incapables de s’unir, il faut maintenant reconstruire pas à pas, non pas un édifice politicard mais un corpus commun. De cette gauche démocratique sociale et écologiste sur les rotules présume d’une belle traversée du tunnel et nous devons apporter à nos grands chefs déplumés le choix de cette dérision s’étant rejouée d’élection en élection depuis 2014, la mascarade n’a que trop duré. L’abstention plus les pleins pouvoirs à la bourse de Paris et aux mains du Medef, la saignée sera conséquente et la précarité une norme. Chapeau à l’illusionniste Macron, cet homme est capable de tout vendre, cette opération contre-révolutionnaire est un succès. Mais combien de temps et à quel prix pour les nouveaux damnés de la terre?

Après le roi auprès de sa belle au bois dormant, les coups de communications de Jupiter au teint bio auprès des mortels aux bouffées consuméristes, le show continue et ne dit rien des souffrances actuelles. Faire pleurer sur la misère, cela rapporte à un 1,5 euro par bulletin et par an, la combattre c’est autre chose et pas l’assurance d’un siège auprès d’une Assemblée composée de notables new-look, les temps sont aux anglicismes les plus grossiers, comment s’en priver. Cette régression générale qui n’est pas en soit une nouvelle, caviar pour les uns et les fins de marché ou produits pourris pour les autres, sous couvert d’outrance à l’identitaire et au sécuritaire, vos richesses sont bien partagées et profits de la seule valeur qui sonne et trébuche dans les mêmes poches.

Les nouvelles soumissions qui se profilent pour nous mortels est à l’image d’un vieux monde, la référence latine à un dieu détourné de l’Olympe consacre cette logique d’ordre et de repliement d’une classe sur elle-même. Et si cette victoire du moment n’était qu’une victoire à la Pyrrhus? appelant à redoubler d’effort face à la victoire du centralisme néo-jacobin, la transversalité, le partage des savoirs, certaines formes de nomadisme ouvre des perspectives d’un genre nouveau. Mais pour faire vivre cette imagination à la base d’un renouveau politique et citoyen, il faut se défaire des tribuns et prête-noms et me semble-t-il disposer de nos propres médias citoyens, à minima, le moyen de faire circuler tous les projets associant nos propres forces et capacités à sortir de cette imposture quasi journalière.

Le monde doré des trente glorieuses (1945-1975) est bien mort, les défis sont devenu d’une autre nature, la France a vécu si longtemps dans une telle opacité, seul l’exercice d’une critique rigoureuse et respectueuse des configurations continentales peut redonner du souffle, nous éloigner de ces commémorations douteuses et électorales à Oradour-sur-glane. La cité martyre, où un de mes parents y a laissé la vie devant un peloton d’exécution. Pourquoi tant d’énergie funeste, d’équivoques, pour qui allait s’abstenir rejoindre le camp des « nazis »? Une pure indécence quand jamais et sondage à l’appui, le FN n’était en mesure de l’emporter, et je n’assimile pas les Lepen à une extrême droite germanisante et militarisée, mais à celui de son terreau national et composé surtout de lâches ne sortant les chemises brunes que s’ils se sentent en mesure de s’appuyer sur un peuple étranglé.

Quand on veut combattre la «bête», on n’utilise pas les mêmes procédés de manipulation des mémoires et des opinions. C’est plus proche des affects de l’extrême droite que du masque du bon monarque. Nous n’en sommes plus à l’exaspération et à la  trivialité de la chose, voire les chantres de l’anti-système garder le grappin sur le système économique et politique, c’est une forfanterie, même un enfant de dix ans est en mesure de le comprendre la farce qui s’est jouée. S’amuser de la mémoire collective ou attiser les replis sur la communauté est devenu un argument publicitaire, des désignations de bouc émissaire. «Bilal Hamon» a connu les vieux procédés de délations, il est tellement facile de tirer à vue sur une communauté religieuse, ces couleurs illustratives de ce nouveau monde est à la hauteur de son ignorance, des secousses du monde réel à venir.

La bataille des idées et celle d’une société est à réinventer par nous-même, ce n’est pas qu’un doux rêve, la dernière utopie en vogue, le défi s’impose en tant que tel. La victoire d’une génération de Rastignac, ou traîtres en tout genre vont être des distinctions après les chasses royales… Mais pourquoi s’accommoder devant tant d’insignifiant? La dignité est de mise devant cette vaste désolation démocratique, le sursaut social le seul horizon devant cette somnolence ou indolence de nos petits et grands bourgeois en quête de trône. Rien que du très électoral à se mettre sous le coude, des plots à asseoir dans un cénacle, une autre volonté de faire face à l’avenir doit jaillir. En bon rousseauiste, j’aimerais m’appuyer sur un être, bon par nature, s’il n’était pas une entité corrompue par la bassesse d’une classe donnée et ses mirages de méritocratie.

M. Bayrou, le si vertueux républicain, ferait-il revivre toutes ses histoires délicates du temps où il était au sein de l’UDF et du CDS, comment cette dernière organisation avait-elle finie? Mal et dans mille et une affaires, c’est aujourd’hui un comble un ministre des Sceaux qui donne son avis et aide ses amis du Modem, c’est reparti de plus belle. Une loi se voulant de moralité demanderait des gens, un peu plus moraux pour faire avaler les pilules sur un petit monde lointain de ces quartiers du nord-est parisiens montrés du doigt par quelques imposteurs de la rive gauche et quelques rombières ne comprenant pas le tissus social des quartiers populaires. Dans lesquels depuis des décennies la misère s’y agglutine. Mais cela n’est que la crasse de cette bourgeoisie triomphante, rapace et cynique. Le Ferrand des bonnes affaires, surtout dans les Mutuelles, devrait soulever quelques enquêtes auprès de ces organismes dont une part passe dans de la publicité pour argent évaporé dans un monde clos, et jonglant avec plusieurs milliards d’euros par an. Le scandale de la MNEF ne fut qu’un épisode, mais comment fonctionne cet univers ? à la presse, à la vraie de faire son travail…

Cette crise de la démocratie va au-delà du clivage, de quelques partis allant s’éteindre ou reprendre le flambeau? Il y a beaucoup de travail en perspective à gauche, et certaines blessures seront difficiles à cicatriser. Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire des socialistes que le problème se pose, les exigences en seront plus fortes.

Car l’entité politique n’est plus et le socialisme subit une nouvelle rupture, où l’avenir d’un Ps falsifié, avec sa vieille garde «SFIO» et servant d’écuries aux rejetons serviles du capital. La Royal qui se la pète, c’est par elle que ce saut  dans le vide à commencer depuis 2007, et son alter et ex. n’a fait que trahir ou mentir comme un arracheur de dent. Comment oublier cette volaille, tant qu’elle aura cour. Et nous en avons pour cinq ans avec Janus, monsieur double face, son véritable équivalent jupitérien.

L’histoire ne permet pas de prédire, elle renvoie à des faisceaux, des liens par toujours ordonnables, que le Psfio disparaisse c’est plutôt une bonne nouvelle pour le socialisme et ce qui nous attend dans les décennies à venir. Etre socialiste est assez loin de cette gente qui nous a mené à avoir un président gadget ou produit de réclame. Un mois déjà pour imprimer tout ce qui peut dégoûter de la politique. Les béni oui-oui du socialisme animé par la seule foi de se faire élire est l’aspect pathétique de la chose, quand vous n’êtes pas de la bonne extraction, et que vous pensez que l’action ne se limite pas à délivrer des chapelets de bonnes intentions ou asseoir ces messieurs dans un fauteuil. Cette «multitude ou populace», comme pouvait le délivrer les auteurs réactionnaires, doit s’emparer de sa propre histoire et sortir de ce grand enfumage des consciences.

Ce tournant historique et politique, et ce n’est pas un effet de style, ne peut se contenter à mirer l’orgie et attendre un grand soir, à part les révolutionnaires de salon, ou que personne ne veut. La démocratie se porte mal et nous n’en sortirons pas par des réformettes dictées d’en haut. La casse de l’outil de travail ou plus exactement ce qui régissait la relation employeur employé est appelé à n’être qu’un chiffon de papier. Ce sont, toutes les structures sociales de ce pays qui sont à revoir mais pas au prix du seul marché, ou appel à mettre en concurrence les hommes et femmes d’une même nation.

Cette mise en oeuvre de la servilité codifiée par le patronat est une régression sans mesure pour les travailleurs, les chômeurs et précaires. Si les Français ne résistent pas à ce sinistre annoncé, ce sera un peu plus d’appel aux dons pour les soupes aux pauvres et quelques larmes pour les sans domiciles chaque hiver passant, ou haines à l’égard des déracinés du monde. Ce à quoi nous courrons tous, faute de démocratie et d’un peuple conscient de l’avenir de la planète et du vivant ! Le temps est aux despotes petits et grands, de nos forces ranimons le combat de la démocratie et du socialisme, manger bio et recycler sa surconsommation ne pourra y suffire... faut-il en avoir les moyens.


Billet de Lionel Mesnard, du 19 juin 2017

NB : Je mets aussi en ligne un texte d’Aristote (ci-après) sur l’esclavage et surtout comment s’ordonne une pensée philosophique. Cela pose autrement le jugement et la nature de la réflexion et ce texte vieux de plus de 2000 ans conserve toute sa force. Très loin de nos «philosophes» des temps présents, dénonciateurs du putride, quand ils sont eux-mêmes la source du problème et reflet de leurs petits milieux exigus et fermés sur leurs seules souffrances égotistes. Etre incapable de poser un problème donné avec mesure et intelligence, et maintes précautions, ce n’est pas dans l’air des temps. Et cela ça ne s’apprend pas qu’à l’école, ou du moins c’est du par cœur, du rapidement rejeté à la fin des épreuves et donne de nos jours le goût à des élites ignorantes ou agités du nombril, méprisantes et peu soucieuses de l’intérêt général, la démocratie qu’ils assassinent un peu plus chaque jour.

La Politique - sur l’Esclavage
(Livre I - Chapitre II)
Un jeune esclave portant le bouclier et le casque de son maître
Par Aristote (384-322 avant l'an 0)
Traduction de Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (1874)
Théorie de l’esclavage naturel. - Opinions diverses pour ou contre l’esclavage ; opinion personnelle d’Aristote ; nécessité des instruments sociaux ; nécessité et utilité du pouvoir et de l’obéissance. — La supériorité et l’infériorité naturelles font les maîtres et les esclaves ; l’esclavage naturel est nécessaire, juste et utile ; le droit de la guerre ne peut fonder l’esclavage. — Science du maître ; science de l’esclave.

1. Maintenant que nous connaissons positivement les parties diverses dont l’État s’est formé, il faut nous occuper tout d’abord de l’économie qui régit les familles, puisque l’État est toujours composé de familles. Les éléments de l’économie domestique sont précisément ceux de la famille elle-même, qui, pour être complète, doit comprendre des esclaves et des individus libres. Mais comme, pour se rendre compte des choses, il faut soumettre d’abord à l’examen les parties les plus simples, et que les parties primitives et simples de la famille sont le maître et l’esclave, l’époux et la femme, le père et les enfants, il faudrait étudier séparément ces trois ordres d’individus, et voir ce qu’est chacun d’eux et ce qu’il doit être.

2. On a donc à considérer, d’une part, l’autorité du maître, puis, l’autorité conjugale ; car la langue grecque n’a pas de mot particulier pour exprimer ce rapport de l’homme et de la femme ; et enfin, la génération des enfants, notion à laquelle ne répond pas non plus un mot spécial. A ces trois éléments que nous venons d’énumérer, on pourrait bien en ajouter un quatrième, que certains auteurs confondent avec l’administration domestique, et qui, selon d’autres, en est au moins une branche fort importante ; nous l’étudierons aussi : c’est ce qu’on appelle l’acquisition des biens.

Occupons-nous d’abord du maître et de l’esclave, afin de connaître à fond les rapports nécessaires qui les unissent, et afin de voir en même temps si nous ne pourrions pas trouver sur ce sujet des idées plus satisfaisantes que celles qui sont reçues aujourd’hui.

3. On soutient d’une part qu’il y a une science propre au maître et qu’elle se confond avec celle de père de famille, de magistrat et de roi, ainsi que nous l’avons dit en débutant. D’autres, au contraire, prétendent que le pouvoir du maître est contre nature ; que la loi seule fait des hommes libres et des esclaves, mais que la nature ne met aucune différence entre eux ; et même, par suite, que l’esclavage est inique, puisque la violence l’a produit.

4. D’un autre côté, la propriété est une partie intégrante de la famille ; et la science de la possession fait aussi partie de la science domestique, puisque, sans les choses de première nécessité, les hommes ne sauraient vivre, ni vivre heureux. Il s’ensuit que, comme les autres arts, chacun dans sa sphère, ont besoin, pour accomplir leur œuvre, d’instruments spéciaux, la science domestique doit avoir également les siens. Or, parmi les instruments, les uns sont inanimés, les autres vivants ; par exemple, pour le patron du navire, le gouvernail est un instrument sans vie, et le matelot qui veille à la proue, un instrument vivant, l’ouvrier, dans les arts, étant considéré comme un véritable instrument. D’après le même principe, on peut dire que la propriété n’est qu’un instrument de l’existence, la richesse une multiplicité d’instruments, et l’esclave une propriété vivante ; seulement, en tant qu’instrument, l’ouvrier est le premier de tous.

5. Si chaque instrument, en effet, pouvait, sur un ordre reçu, ou même deviné, travailler de lui-même, comme les statues de Dédale, ou les trépieds de Vulcain, « qui se rendaient seuls, dit le poète, aux réunions des dieux » ; si les navettes tissaient toutes seules ; si l’archet jouait tout seul de la cithare, les entrepreneurs se passeraient d’ouvriers, et les maîtres, d’esclaves. Les instruments, proprement dits, sont donc des instruments de production ; la propriété au contraire est simplement d’usage. Ainsi, la navette produit quelque chose de plus que l’usage qu’on en fait ; mais un vêtement, un lit, ne donnent que cet usage même.

6. En outre, comme la production et l’usage diffèrent spécifiquement, et que ces deux choses ont des instruments qui leur sont propres, il faut bien que les instruments dont elles se servent aient entre eux une différence analogue. La vie est l’usage, et non la production des choses ; et l’esclave ne sert qu’à faciliter tous ces actes d’usage. Propriété est un mot qu’il faut entendre comme on entend le mot partie : la partie fait non seulement partie d’un tout, mais encore elle appartient d’une manière absolue à une chose autre qu’elle-même. Et pareillement pour la propriété : le maître est simplement le maître de l’esclave, mais il ne tient pas essentiellement à lui ; l’esclave, au contraire, est non seulement l’esclave du maître, mais encore il en relève absolument.

7. Ceci montre nettement ce que l’esclave est en soi et ce qu’il peut être. Celui qui, par une loi de nature, ne s’appartient pas à lui-même, mais qui, tout en étant homme, appartient à un autre, celui-là est naturellement esclave. Il est l’homme d’un autre, celui qui en tant qu’homme devient une propriété ; et la propriété est un instrument d’usage et tout individuel.

8. Il faut voir maintenant s’il est des hommes ainsi faits par la nature, ou bien s’il n’en existe point ; si, pour qui que ce soit, il est juste et utile d’être esclave, ou bien si tout esclavage est un fait contre nature. La raison et les faits peuvent résoudre aisément ces questions. L’autorité et l’obéissance ne sont pas seulement choses nécessaires ; elles sont encore choses éminemment utiles. Quelques êtres, du moment même qu’ils naissent, sont destinés, les uns à obéir, les autres à commander, bien qu’avec des degrés et des nuances très diverses pour les uns et pour les autres. L’autorité s’élève et s’améliore dans la même mesure que les êtres qui l’appliquent ou qu’elle régit. Elle vaut mieux dans les hommes que dans les animaux, parce que la perfection de l’œuvre est toujours en raison de la perfection des ouvriers ; et une œuvre s’accomplit partout où se rencontrent l’autorité et l’obéissance.

9. Ces deux éléments d’obéissance et de commandement se retrouvent dans tout ensemble, formé de plusieurs choses arrivant à un résultat commun, qu’elles soient d’ailleurs séparées ou continues. C’est là une condition que la nature impose à tous les êtres animés ; et l’on pourrait même découvrir quelques traces de ce principe jusque dans les objets sans vie : telle est, par exemple, l’harmonie dans les sons. Mais ceci nous entraînerait peut-être trop loin de notre sujet.

10. D’abord, l’être vivant est composé d’une âme et d’un corps, faits naturellement l’une pour commander, l’autre pour obéir. C’est là du moins le vœu de la nature, qu’il importe de toujours étudier dans les êtres développés suivant ses lois régulières, et non point dans les êtres dégradés. Cette prédominance de l’âme est évidente dans l’homme parfaitement sain d’esprit et de corps, le seul que nous devions examiner ici. Dans les hommes corrompus ou disposés à l’être, le corps semble parfois dominer souverainement l’âme, précisément parce que leur développement irrégulier est tout à fait contre nature.

11. Il faut donc, je le répète, reconnaître d’abord dans l’être vivant l’existence d’une autorité pareille tout ensemble et à celle d’un maître et à celle d’un magistrat ; l’âme commande au corps comme un maître à son esclave ; et la raison, à l’instinct, comme un magistrat, comme un roi. Or, évidemment on ne saurait nier qu’il ne soit naturel et bon pour le corps d’obéir à l’âme ; et pour la partie sensible de notre être, d’obéir à la raison et à la partie intelligente. L’égalité ou le renversement du pouvoir entre ces divers éléments leur serait également funeste à tous.

12. II en est de même entre l’homme et le reste des animaux : les animaux privés valent naturellement mieux que les animaux sauvages ; et c’est pour eux un grand avantage, dans l’intérêt même de leur sûreté, d’être soumis à l’homme. D’autre part, le rapport des sexes est analogue ; l’un est supérieur à l’autre : celui-là est fait pour commander,et celui-ci, pour obéir.

13. C’est là aussi la loi générale qui doit nécessairement régner entre les hommes. Quand on est inférieur à ses semblables autant que le corps l’est à l’âme, la brute, à l’homme, et c’est la condition de tous ceux chez qui l’emploi des forces corporelles est le seul et le meilleur parti à tirer de leur être, on est esclave par nature. Pour ces hommes-là, ainsi que pour les autres êtres dont nous venons de parler, le mieux est de se soumettre à l’autorité du maître ; car il est esclave par nature, celui qui peut se donner à un autre ; et ce qui précisément le donne à un autre, c’est qu’il ne peut aller qu’au point de comprendre la raison quand un autre la lui montre ; mais il ne la possède pas par lui-même. Les autres animaux ne peuvent pas même comprendre la raison, et ils obéissent aveuglément à leurs impressions.

14. Au reste, l’utilité des animaux privés et celle des esclaves sont à peu près les mêmes : les uns comme les autres nous aident, par le secours de leurs forces corporelles, à satisfaire les besoins de l’existence. La nature même le veut, puisqu’elle fait les corps des hommes libres différents de ceux des esclaves, donnant à ceux-ci la vigueur nécessaire dans les gros ouvrages de la société, rendant au contraire ceux-là incapables de courber leur droite stature à ces rudes labeurs, et les destinant seulement aux fonctions de la vie civile, qui se partage pour eux entre les occupations de la guerre et celles de la paix.

15. Souvent, j’en conviens, il arrive tout le contraire ; les uns n’ont d’hommes libres que le corps, comme les autres n’en ont que l’âme. Mais il est certain que, si les hommes étaient toujours entre eux aussi différents par leur apparence corporelle qu’ils le sont des images des dieux, on conviendrait unanimement que les moins beaux doivent être les esclaves des autres ; et si cela est vrai en parlant du corps, à plus forte raison le serait-ce en parlant de l’âme ; mais la beauté de l’âme est moins facile à reconnaître que la beauté corporelle.

Quoi qu’il en puisse être, il est évident que les uns sont naturellement libres et les autres naturellement esclaves, et que, pour ces derniers, l’esclavage est utile autant qu’il est juste.

16. Du reste, on nierait difficilement que l’opinion contraire renferme aussi quelque vérité. L’idée d’esclavage et d’esclave peut s’entendre de deux façons : on peut être réduit en esclavage et y demeurer par la loi, cette loi étant une convention par laquelle celui qui est vaincu à la guerre se reconnaît la propriété du vainqueur. Mais bien des légistes accusent ce droit d’illégalité, comme on en accuse souvent les orateurs politiques, parce qu’il est horrible, selon eux, que le plus fort, par cela seul qu’il peut employer la violence, fasse de sa victime son sujet et son esclave.

17. Ces deux opinions opposées sont soutenues également par des sages. La cause de ce dissentiment et des motifs allégués de part et d’autre, c’est que la vertu a droit, quand elle en a le moyen, d’user, jusqu’à un certain point, même de la violence, et que la victoire suppose toujours une supériorité, louable à certains égards. Il est donc possible de croire que la force n’est jamais dénuée de mérite, et qu’ici toute la contestation ne porte réellement que sur la notion du droit, placé pour les uns dans la bienveillance et l’humanité, et pour les autres dans la domination du plus fort. Mais chacune de ces deux argumentations contraires est en soi également faible et fausse ; car elles feraient croire toutes deux, prises séparément, que le droit de commander en maître n’appartient pas à la supériorité de mérite.

18. Il y a quelques gens qui, frappés de ce qu’ils croient un droit, et une loi a bien toujours quelque apparence de droit, avancent que l’esclavage est juste quand il résulte du fait de la guerre. Mais c’est se contredire ; car le principe de la guerre elle-même peut être injuste, et l’on n’appellera jamais esclave celui qui ne mérite pas de l’être ; autrement, les hommes qui semblent les mieux nés pourraient devenir esclaves, et même par le fait d’autres esclaves, parce qu’ils auraient été vendus comme prisonniers de guerre. Aussi, les partisans de cette opinion ont-ils soin d’appliquer ce nom d’esclave seulement aux Barbares et de le répudier pour leur propre nation. Cela revient donc à chercher ce que c’est que l’esclavage naturel ; et c’est là précisément ce que nous nous sommes d’abord demandé.

19. Il faut, de toute nécessité, convenir que certains hommes seraient partout esclaves, et que d’autres, ne sauraient l’être nulle part. Il en est de même pour la noblesse : les gens dont nous venons de parler se croient nobles, non seulement dans leur patrie, mais en tous lieux ; à leur sens, les Barbares, au contraire, ne peuvent être nobles que chez eux. Ils supposent donc que telle race est d’une manière absolue libre et noble, et que telle autre ne l’est que conditionnellement. C’est l’Hélène de Théodecte qui s’écrie :

De la race des dieux de tous côtés issue,
Qui donc du nom d’esclave oserait me flétrir?


Cette opinion revient précisément à fonder sur la supériorité et l’infériorité naturelle toute la différence de l’homme libre et de l’esclave, de la noblesse et de la roture. C’est croire que de parents distingués sortent des fils distingués, de même qu’un homme produit un homme, et qu’un animal produit un animal. Mais il est vrai que bien souvent la nature veut le faire sans le pouvoir.

20. On peut donc évidemment soulever cette discussion avec quelque raison, et soutenir qu’il y a des esclaves et des hommes libres par le fait de la nature ; on peut soutenir que cette distinction subsiste bien réellement toutes les fois qu’il est utile pour l’un de servir en esclave, pour l’autre de régner en maître ; on peut soutenir enfin qu’elle est juste, et que chacun doit, suivant le vœu de la nature, exercer ou subir le pouvoir. Par suite, l’autorité du maître sur l’esclave est également juste et utile ; ce qui n’empêche pas que l’abus de cette autorité ne puisse être funeste à tous deux. L’intérêt de la partie est celui du tout ; l’intérêt du corps est celui de l’âme ; l’esclave est une partie du maître ; c’est comme une partie de son corps, vivante, bien que séparée. Aussi entre le maître et l’esclave, quand c’est la nature qui les a faits tous les deux, il existe un intérêt commun, une bienveillance réciproque ; il en est tout différemment quand c’est la loi et la force seule qui les ont faits l’un et l’autre.

21. Ceci montre encore bien nettement que le pouvoir du maître et celui du magistrat sont très distincts, et que, malgré ce qu’on en a dit, toutes les autorités ne se confondent pas en une seule : l’une concerne des hommes libres, l’autre des esclaves par nature ; l’une, et c’est l’autorité domestique, appartient à un seul, car toute famille est régie par un seul chef ; l’autre, celle du magistrat, ne concerne que des hommes libres et égaux.

22. On est maître, non point parce qu’on sait commander, mais parce qu’on a certaine nature; on est esclave ou homme libre par des distinctions pareilles. Mais il serait possible de former les maîtres à la science qu’ils doivent pratiquer tout aussi bien que les esclaves ; et l’on a déjà professé une science des esclaves à Syracuse, où, pour de l’argent, on instruisait les enfants en esclavage de tous les détails du service domestiqué. On pourrait fort bien aussi étendre leurs connaissances et leur apprendre certains arts, comme celui de préparer les mets, ou tout autre du même genre, puisque tels services sont plus estimés ou plus nécessaires que tels autres, et que, selon le proverbe : « II y a esclave et esclave, il y a maître et maître ».

23. Tous ces apprentissages forment la science des esclaves. Savoir employer des esclaves forme la science du maître, qui est maître bien moins en tant qu’il possède des esclaves, qu’en tant qu’il en use. Cette science n’est, il est vrai, ni bien étendue, ni bien haute ; elle consiste seulement à savoir commander ce que les esclaves doivent savoir faire. Aussi, dès qu’on peut s’épargner cet embarras, on en laisse l’honneur à un intendant, pour se livrer à la vie politique ou à la philosophie.

La science de l’acquisition, mais de l’acquisition naturelle et juste, est fort différente des deux autres sciences dont nous venons de parler ; elle a tout à la fois quelque chose de la guerre et quelque chose de la chasse.

24. Nous ne pousserons pas plus loin ce que nous avions à dire du maître et de l’esclave.

A SUIVRE !


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