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1 - Face aux fossoyeurs de la gauche, les alternatives existent !

2 - L’ancien est mort et ce qu’il y a de nouveau est encore à naître?

3 - Au pays des faux débats : Enfants « Rois » ou enfants objet

4 - De l'avantage d'être "bien né"?

5 - Malaise en France et dans une Europe sans tête…

6 - Socialistes affligés, mais non résignés !

7- La vie du site...

Dernière page mise en ligne,


Ce texte n'a pour but de répondre à tous les aspects du malaise, mais la question mérite d'être posée, et de donner à lire une page sur un sujet de société difficile à cerner en raison de sa complexité.

Je n’avais jamais songé écrire sur un tel un sujet, même s’il trouve une cohérence avec la « question psy » sur ce site. Il a fallu prendre du temps pour en poser les contours et ne pas chercher à faire un portrait type de malade ou bien partir d’une seule expérience vécue, tant elle serait à relativiser dans un ensemble commun.

LM




Face aux fossoyeurs de la gauche,

les alternatives existent !


Ces 15 derniers jours ont donné lieu à une certaine agitation, après la baffe des élections européennes, le gouvernement persévère, sans saisir le malaise social et non content de susciter une approbation à gauche, Manuel Valls et Jean Christophe Cambadélis jouent la dramatisation et en même temps la montre. Le Parti Socialiste est train de devenir un grand champ de mines, faire état de « sécession », c’est reconnaître une brèche, ou un gros raté à l’allumage et pas des moindre.

 

De leurs côtés, quelques âmes courageuses socialistes se sont levées contre cette opération de démolition ou de liquidation, mais beaucoup au Ps rempilent comme d’habitude. Néanmoins en dehors du PS se sont créées des passerelles, ça cause entre « Verts, Rouges et Roses dissidents » et peu à peu se dessine une volonté d’en découdre et qui sait d’être porteur d’un projet de société solidaire.

 

Le tournant économique opéré par François Hollande en octobre 2013 n’a rien de très « social-démocrate », ni de nouveau, c’est un virage à droite très conforme. Tout comme il a pu s’opérer au sein du parti travailliste et au gouvernement avec Tony Blair en Grande-Bretagne à la fin des années 1990. Et le coup de massue s’annonce encore plus terrible dans les mois à venir du côté de la rue de Solférino, les lézardes internes ne peuvent que continuer à grandir, la question est de savoir jusqu’où sera-t-il possible de combler le fossé idéologique ?

 

Les mots ont un sens, et les électeurs ont bien compris, que « emballage pour emballage », certains pouvaient se rabattre sur un identitaire compulsif et un communautarisme, qui ne dit pas son nom : le chauvinisme. A force de répéter les mêmes mots, et surtout les mêmes idées et au final les mêmes politiques, la confusion est totale.

 

Le patriotisme crié à tue tête, l’année des cent ans de la première guerre mondiale donne une idée de ce que l’idéologie identitaire comme part d’irrationnelle peut provoquer, notamment si l’on s’interroge sur la mort de 9 millions de personnes en Europe au profit des intérêts de ce que l’on appelait le « grand capital » dans le monde ouvrier d’antan. 

 

En juin 2014, tout semble se jouer sur le terrain de la peur, un monde incertain, mais surtout surjoué par certains acteurs ou professionnels de la politique. Il faut faire peuple, cela tourne parfois au ridicule, à l’exagération mal venue, au mauvais goût n’échappant à personne. L’objet n’est pas d’opposer, mais de faire grandir les consciences et le débat sur les identités nationales est toujours glissant, voire le prélude à des temps brunâtres en Europe.

 

Face à ce qui est une nouvelle opposition de classe et de conscience, les masques tombent et la grande bourgeoisie française n’a pas vraiment envie de voir ses assises quelque peu renié et cette manne de 50 milliards au « grand capital » est indécente. Seul un élan citoyen massif serait en mesure de lui signifier une fin de non-recevoir.

 

Avec cet argent, il y aurait de quoi financer de multiples besoins sociaux et économiques, à quand un plan de lutte conséquent contre la misère ou l’appauvrissement des foyers, par exemple ? Elle est là l’urgence, dix millions de pauvre et de précaires dans ce pays, n’est-ce pas un peu trop !

 

Si les temps sont effectivement « pré-révolutionnaire », rien n’annonce pour autant un changement de ce type. Mais faire croire, qu’il n’y aurait qu’une seule voie réformiste dans ce pays ou ailleurs, cela est un mensonge. Ce pays n’a pas les ambitions qu’il mérite, là est le constat cruel. Et face aux discours brunâtres et identitaires, le mot solidarité à encore du sens.

 


1 - "Refonder le Parti Socialiste", quelle drôle d’idée ?

« Un nouveau parti socialiste » et un congrès mais pas avant 2015 sont les propos récents ou du week end du 14 et 15 juin 2014 à retenir de J.C. Cambadélis, premier secrétaire du PS. Selon lui, si l’égalité était le thème porteur des Français (déclaration sur France 24). Aujourd’hui, il en va de l’identité…, tout en donnant mollement raison à Sarkozy et ses saillies xénophobes. Néanmoins a surgit l’idée d’une identité Socialiste, cela va de soit, il vaut mieux le préciser ! C’est les termes « carte d’identité », qui seront surtout à retenir, à quand la délivrance d’un matricule de socialisme ?

 

Refonder sur du sable, la belle affaire, quand il n’y a plus rien sur quoi reposer, quitte à lancer de grands mots, à tirer sa dernière salve, le stratège en chef fait appel à des « Etats Généraux » du socialisme, rien de moins. Tout sarcasme sur l’entendu mérite une petite précision. Quand il est mené une politique économique de droite ou néo-libérale, il est difficile de ne pas l’associer à une politique de même.

 

« Oui, la gauche peut mourir. Elle n’a jamais été aussi faible dans l’histoire de la V° Ré́publique : moins d’un tiers des voix aux Européennes. » et il n’existe pas d’alternative déclare de son côté le Premier Ministre, Manuel Valls, sur un ton martial, bien apeurant sur la crise, pas seulement économique et sociale, avec sa petite dose identitaire et culturaliste, devant les instances nationales du PS. (lire son intervention ici !)

 

Fermez le banc et gare à la « sécession » dit à voix haute de son côté Cambadélis, cité par le le 1er ministre dans son discours, en d’autre temps, on aurait usé du mot fraction, mais cela pourrait réveiller de vieilles histoires du passé.  S’il vous plait, tout le monde sur le doigt de la couture, c’est ainsi que le débat démocratique se voudrait et d’une seule émanation, du seul choix d’un homme fut-il président de la République ? Il y aurait de quoi disserter sur un tel sujet, mais devant de telles affirmations, un tel néant discursif, l’on apprend, que rien ne changera.

 

Alors refondons, c’est bientôt l’été, il sera bien temps à la rentrée septembre d’avoir finit d’anesthésier les dupes, les indécis, … Vite, il faut remettre de l’ordre, comme tout pendant obsessionnel de tout homme d’appareil, et messieurs J.C Cambadélis et M. Valls savent d’où ils viennent. Cette petite musique n’est pas nouvelle. Une belle répartition des rôles datant de l’UNEF-ID et la MNEF, de quoi s’interroger sur des plans de carrière, mais pas vraiment sur l’avenir du socialisme en France.

 

Pauvre « identité socialiste », qui au passage n’a jamais été unique, sauf en URSS. Il vaudrait mieux parler d’identités socialistes, elles sont au pluriel, et le virement blairiste n’est pas en soit une surprise, ce sont les suites et les pratiques qui en donneront la tonalité. Les changements élyséens épousent parfaitement une stratégie nouvelle, son but est de vider le PS de son contenu critique et intellectuel. Du moins ce qu’il en reste.

 

Aujourd’hui s’impose de fait une politique d’inspiration libre-échangiste et sans même une délibération interne, voire un congrès qui formalise ce passage à droite toute, quand un cap à gauche est plus que nécessaire. L’appareil, la bureaucratie rampante serre les rangs. Je ne sais comment il est encore possible de co-exister avec une telle volonté de rompre avec l’héritage socialiste ?

 

Je ne sais si la gauche peut mourir, mais ce que je présume, c’est que le Parti Socialiste de Jaurès et Blum est en train de se suicider à petit feu. Il ne s’agit pas d’un débat entre modernes et anciens, il est question d’une ligne politique et celle-ci n’a rien à voir avec la modernité, elle épouse les temps présents et s’y plie honteusement.

 

 

2 - Pour des assises de la transformation sociale et écologique !

 

Samedi 7 juin 2014 s’était tenu le lancement du club des socialistes affligés à Paris (1), cette rencontre avait rassemblé différentes composantes de la gauche réformiste (Ps, Pc, Verts, Front de Gauche, citoyens non encartés ou non affiliés, il manquait seulement à ce rendez-vous Nouvelle Donne). Ce fut l’occasion de tirer quelques constats sur les politiques sociales et économiques de la présidence de François Hollande, et entendre différentes analyses de la situation après l’échec retentissant des Européennes du mois de mai.

 

L’objectif affiché des « Socialistes affligés » n’est pas de créer une énième composante politique ou mouvement. Il se veut un espace de dialogue et d’échange entre tous ceux se référant à une conception ou une idée du socialisme. Ses déclinaisons sont nombreuses, il ne suffit pas d’être membre du Ps, pour se réclamer d’une idéologie dépassant le seul cadre d’un parti parfois lointain de ses origines fondatrices et populaires.

 

Certaines urgences et impasses font appel à une démarche transversale, à mettre de côté les différents pour passer à une nouvelle étape s’imposant comme une nécessité. Ce besoin ne se fait pas ressentir depuis hier, l’idée d’une refondation n’est pas en soit une nouveauté et qui dit refondation pousse à réaffirmer certaines bases, et qui sait retrouver un ressourcement intellectuel et militant.

 

Il ne faut pas faire d’illusion sur comment fonctionne notre monde politique dans sa logique pyramidale. Si refondation s’engageait, il ne faudrait pas oublié le monde associatif et syndical, le tiers secteur sur qui repose des réalités sociales et économiques compatibles avec les défis futurs (éducation populaire, savoirs, partages, socialisation des moyens, …) . Sans de tels relais, lieux d’expérimentations et d’interpellation publique, toutes initiatives et inventivités politiques seraient un peu vaines.

 

Sommes-nous devant les prémisses d’une recomposition à gauche, telle est la question ? Face à une situation annonçant le pire, il n’est jamais trop tard pour se réveiller, parce que, ce qui se profile à l’horizon de 2017 pour les présidentielles et les législatives semble déjà joué, pour  ne pas dire plier. (regarder la  vidéo,  après en note 2)

 

Sera-t-il possible d’inverser le cours de la politique de François Hollande ? S’il existe encore des naïfs, ses choix ne font plus l’ombre d’un doute et il est en rupture avec l’héritage socialiste. On ne peut à la fois jouer sur deux façades, le discours du Bourget de 2012 où F. Hollande voulait s’attaquer à la finance et l’autre en 2014 en se référant au sacro-saint dogme d’un capitalisme bénissant  le « veau d’or » de l’offre.

 

Face à ce qui est une course-poursuite, commence une démarche  citoyenne, s’inscrivant dans l’humanisme, l’écologie politique, et la question sociale, le tout ouvert sur l’échange et s’appuyant sur au moins 3 principes clairs :

 

- Agir contre l’austérité néo-libérale dominante et proposer d’autres choix à gauche.

- La volonté de remettre sur ses pieds en France le camp progressiste.

- Permettre à toutes les identités socialistes et démocratiques, les idées émancipatrices de s’affirmer en tant quelles.

 

Une politique de transformation sociale et écologique est non seulement possible et le seul rempart devant cette Bérézina intellectuelle et électorale annoncée. Ne laissons pas aux mains d’une infime minorité notre devenir collectif, débattons sans concession, et ouvrons les portes et les fenêtres en grand pour que s’engage les derniers temps d’une République, la Cinquième qui est à bout de souffle.

 

Pour reprendre, une séquence du film de Mathieu Kasssovitz « La haine », « le plus dur ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Car soyons lucides, le discrédit est général et il n’y a rien à attendre d’un Manuel Valls promoteur zélé d’une politique, que même Sarkozy n’avait pas rêvé.

 

Quand la technostructure pèse à ce point et que les gouvernements se ressemblent, au point de ne plus savoir qui est le plus « à droite », c’est aux citoyens de gauche et aux socialistes de se réapproprier l’outil politique et de faire entendre une voix discordante et une alternative au modèle politique et économique dominant existant.

 

Oui, il existe des alternatives socialistes et écologistes, d’autres approches des réalités et elles ne peuvent se construire que sur un discours critique affirmé, contre de mécanismes visant à paupériser les masses et déstructuré les derniers ressorts mobilisateurs du mouvement social. Mais le temps couve à l’orage social et l’enjeu n’est pas une participation fictive, mais active des citoyens pour faire face aux vrais problèmes que ce siècle soulève.


Notes :


(1) La Télé Libre, un article bien fait expliquant la démarche du Club des « socialistes affligés » : Lire ici !

(2) Intervention de Liêm Hoang-Ngoc sur France Info



Billet de Lionel Mesnard, le 17 juin 2014



L’ancien est mort
et ce qu’il y a de nouveau

est encore à naître ?


Le soir du dimanche 25 juin 2014 des élections européennes, la gauche française dans son ensemble a subit un de ses pires résultats, il s’agit d’une défaite historique et à analyser en que telle. Les forces des gauches rassemblant environ 32% des votes avec une abstention de 58%, même après les pires claques de la fin de l’ère Mitterrand, un tel niveau n’avait jamais été atteint.

Désertion des jeunes à hauteur de 73% pour les moins de 35 ans, seuls les plus de 60 ans sont rendus aux urnes pour 60% d’entre eux. Manifestement, la fracture est générationnelle, mais pas seulement, elle est aussi et surtout sociale. Pour les précaires (bas revenus et chômeurs) et les ouvriers, ce sont environ deux tiers de ces catégories, qui se sont abstenus. Ce qui devrait être le cœur même de la gauche boude et pour de bon.

Le terme désorienté ce serait plus juste, car l’abstention est soit une forme de repli, soit une situation d’attente, de colère, de ce que je ne sais quoi ? Il est difficile de tirer des conclusions d’un silence et c’est tout le problème à résoudre. Une équation à une ou plusieurs inconnues, il semblerait. En réalité, il faut que ça cause et que la parole se libère.

Le 21 avril 2002 et l’élimination de Lionel Jospin avait marqué les esprits, ce résultat aujourd’hui ferait presque bonne figure en comparaison. En pourcentage de voix obtenues, c’est pire que les législatives de 1993 où la gauche parlementaire s’était retrouvée à la portion congrue : une cinquantaine de députés pour le PS et une vingtaine pour le PCF face à un hémicycle « bleu horizon » soudé derrière l’homme des rentes et des noyaux durs de l’économie française, Edouard Balladur.

Il faut remonter à l’élection présidentielle de 1969 pour trouver quelque chose d’à peu près comparable, les 28% pour Duclos (Pcf) et Deferre (Sfio) du premier tour, ou comble du symbole à l’élection législative du mois de juillet 1871, pour trouver une telle onde de choc ou un désastre de même amplitude. De quoi rester perplexe et attentif.

Il y a à peine quelques semaines la claque des municipales n’était pas minime, la deuxième secousse des Européennes est révélatrice d’une panne de sens et de l’absence d’un projet politique cohérent et de plus en faveur des travailleurs de ce pays et au-delà des frontières. Et le sujet vaut pour toutes les forces de progrès ou républicaines, certes la gauche est en danger mais pas seulement.

Vouloir charger la bourrique « sociale-démocrate » n’a pas un grand intérêt, à force d’agir toujours en contre ou à vouloir trouver un bouc émissaire idéologique tout désigné, cela ne clarifie rien en ce qui concerne le devenir d’un pays se réfugiant dans le silence. Plus navrant quand il se met à voter pour des ennemis de classe, mais pour cela faut-il qu’il puisse exister une conscience commune des défis à affronter. En l’état, j’en doute fortement.

Il serait bien d’en finir avec le mythe social-démocrate en France, car à l’exception de la région Nord et du Pas-de-Calais, la sociale démocratie n’a jamais vraiment existé en France. Et le seul politique qui pouvait s’en réclamer ou l’incarner est mort l’an dernier. Désolé mais à part Pierre Mauroy, qui d’autre(s) ?

Pour souvenir d’une université d’été avec ce dernier en septembre 1986, il constatait (déjà…), que lui l’homme du congrès de Metz (en 1979 où il avait alliance avec le courant de Michel Rocard), le « droitier » du parti s’était fait passé sur sa droite par tout le monde… De mémoire, Mauroy est celui qui appliqua sans compromission les 90 mesures des 110 mesures du programme de 1981, sachant porter les aléas d’une gauche unifiée, qui avait été absente pendant 21 ans aux manettes du pouvoir.

Je ne vais pas recenser les mesures, les difficultés, les retournements sémantiques de Mitterrand, les crises de diva de Jacques Delors et plus tard les états d’âme de Jean-Pierre Chevénement, sans oublier les jeunes loups de l'UNEF-ID se recyclant du trotskisme à une trompeuse sociale démocratie à la française, comme l'incarne Jean-Chritsophe Cambadélis. Ce serait trop long à raconter, mais vaut son pesant de surprise et de la complexité à retrouver une dynamique de gauche et à gauche dans les méandres des pouvoirs.

Il ne faudrait pas tout mélanger et ne pas participer de la confusion, le projet historique de la sociale démocratie s’est basée en des principes porteurs comme des syndicats puissants, des partis de mêmes et d’accepter le mode de représentation et certaines logiques du compromis. En France, c’est tout le contraire qui s’est déroulé, des partis faibles et des syndicats disparates et maigrichons. Ne faisant que surajouter de la grogne à de la grogne, soit au final, rien, ne permettant un véritable dialogue social et de renforcer l’état redistributeur.

Depuis au moins 30 ans, 0,5% des Français sont membres d’un parti politique et en 2014, moins de 7% cotisent à un syndicat. Sans rapport de force, sans participation du plus grand nombre, le phénomène est non seulement pas récent, mais une des raisons de l’échec actuel. Plus 40 ans de crises économiques, ça laisse des traces et au moins un cinquième de la population active condamnée à la précarité, chacun construisant son petit escabeau social… comme il le peut.

Au mieux, il faut remonter au Front Populaire, pour que le mouvement ouvrier est une base solide pour se faire entendre en France. Autant le dire nous sommes à gauche  assis sur un château de sable, lui-même fondé sur des sables mouvants. En dehors des habilités stratégiques de gens pas vraiment de gauche comme Mitterrand et Hollande, la question sociale, de qui et pourquoi nous luttons, est aux abonné-e-s absents depuis belle lurette.

Je ne réfute à personne de faire une critique de la sociale démocratie, mais attention au prisme réducteur, ce serait idiot que la critique n’ait pas lieu, mais en d’autres termes, pas dans l’illusoire des temps présents vue à la moulinette des médias de la presse dominante ou de militants grincheux ou post-modern...

Je crois, qu’il est temps que tout le monde balaye un peu devant sa porte et pose l’objet de la critique un peu plus loin. Mais pas si loin que ça, car il s’agit d’ouvrir les portes et les fenêtres, en faveur d’une mobilisation allant au-delà du partisan et de la chapelle de pensée.

Tout est à reconstruire et dans l’urgence, et personne n’a de solutions miracles, il faut mettre fin à certaines croyances. C’est un enjeu collectif, citoyen qui se dresse et je ne crois pas qu’en attaquant tel individu ou bien joué les personnages fort en gueule, nous avancerons.

Le problème est politique et nous concerne tous, car l‘Etat, c’est nous !

Pas ce simulacre, cette farce qui se joue chaque jour sous les ors de la cinquième République. Cela n’a que trop duré et je ne me ferais pas avoir une seconde fois. Hier sous « Tonton » les réflexes UDSR ou de la SFIO, le troisième voie de nouveau, j’ai déjà donné, et pas vraiment dupe de ce qui reste des décombres de l’altermondialisme hexagonal, non plus. La cooptation des gens surs sclérose et mieux vaut s’en tenir à distance. La liberté de penser est à ce prix.

Ma seule conseillère en l’état pourrait être
Flora Tristan, avec ses flots de colères ou de joies, tout cela manque de souffle, d’humanité, et si je me réfère à sa personne, c’est qu’il ne suffit pas de donner le pouvoir à des menteurs, parfois des escrocs, mais de donner vie à un futur commun et si besoin mettre ses dernières forces pour faire entendre raison.

La gauche fonctionne sur deux jambes, l’une est réformiste et l’autre est révolutionnaire, et cela n’a rien de neuf, là aussi, sauf que c’est le camp réformiste qui est en panne ou en retard. Et si l’objet finalement était double ou réversible, c’est un peu toute la question de fond, ou comment mettre en avant ce qui nous rassemble ?  Ce qui nous divise ne sert que la raison des plus forts et pas les intérêts du plus grand nombre, ceux des étudiants et des salariés.

Nous crevons de nos divisions et le problème ne se résoudra pas dans la future synthèse du congrès du PS, mais qui sait dans une convergence des mouvements sociaux et politiques en des objectifs clairs, précis et si possible vers une unité en mouvement contre un ennemi commun, l’accumulation capitalistique et son système néo-libéral et pour un programme de transformation sociale et écologique.

L’enjeu n’est pas uniquement national, ni seulement européen et la mondialisation est à l’origine de la constitution d’un idée fondamentale, "les travailleurs n’ont pas de frontières", et pourtant aujourd’hui seul l’objet de consommation peut véritablement circuler et la plus-value se fait toujours en faveur des pays les plus riches. Et ce pourquoi, les générations passées ont lutté s’effiloche depuis de trop longues années, et jamais la précarité de la jeunesse a été aussi forte et les inégalités aussi prégnantes et récurrentes. 40.000 chômeurs de plus pour avril 2014, ça suffit de payer les pots cassés d'un système pervers, le vivant n'a pas de prix.

Il est temps de faire revivre le projet Socialiste, de redonner sens, savoir écouter, comprendre et ne pas avoir peur des contradictions et des critiques, il est temps que la parole s’exprime et si l’envie vous prend, pensez assez large pour ne pas perdre à nouveau dans des batailles d’appareil, de faux débats, l’urgence est ailleurs que dans l’absurde d’un monde replié sur lui-même, un monde fort clos. Malade.

L’absurde ce fut il y a cent ans la première guerre mondiale, ne l’oublions jamais ! Qu’ont gagné les travailleurs depuis de toutes ces divisions ? Nous avons une mémoire et une histoire commune à gauche, la France c’est aussi une résonance universelle, si besoin cherchons de nouveaux contours. La langue, c’est aussi celles des affects, mais attention à ne pas se réfugier dans des fantasmes, la paranoïa environnante. Le pathos est lourd et mortifère, prenons garde.

Et oui le monde change, et nous devons continuer à le penser, à contresens des conservatismes identitaires ambiants, la mission n’est pas simple, parfois désespérée. Résister, c’est créé et chacun se réinvente le monde comme il peut. Un nouvel imaginaire social et politique est appelé à vivre, les luttes ne font que commencer et il est difficile de dépeindre un futur enjoué.

La solution est à la fois individuelle et collective, repenser nos modes d’organisations, permettre au plus grand nombre d’apporter sa pierre à l’édifice, tel est l’enjeu d’une citoyenneté responsable. Et concernant, l’onde de choc électoral, elle ne fait que commencer, avec une fin annoncée du Ps attrape-tout et l’agonie ou erreurs sans fin du Pc à la sauce cubaine ou post soviétique, les divisions syndicales et le malaise général, l’extrême droite et les aigris de la droite dure, comme on pourrait dire en bas de la barre HLM : la gauche est actuellement en slip…

Ni corpus, ni réel contenu, c’est plus qu’affligeant, c’est exaspérant.

Réveillons-nous !


Note : Je vous renvoie vivement à l'enquête IPSOS sur l'abstention au Européennes de 2014 et à certains textes qui peuvent circuler sur Mediapart.


Billet de Lionel Mesnard le 30 mai 2014


François Hollande garde le cap, et après ?

Après la débâcle des européennes, et malgré une nouvelle hausse du chômage et un rapport alarmiste de la Cour des comptes sur les recettes de l’Etat, le Président a choisi de maintenir “la ligne de conduite” qu’il s’est fixée. Pouvait-il faire autrement ? Fausse route ou manque de pédagogie ?

Avec :

- Liêm Hoang-Ngoc, économiste, ancien député européen socialiste, co-rapporteur au Parlement européen sur l’action de la Troïka. Co-fondateur du futur “Club des Socialistes Affligés” (naissance le 7 juin prochain).

- Dominique Seux, directeur délégué du quotidien Les Échos. Editorialiste sur France Inter.

- Xavier Timbeau, directeur du Département analyse et prévision de l’OFCE, a notamment dirigé le dernier numéro de la Revue de l’OFCE (N°129) “Le commencement de la déflation : perspectives 2012-2014)




Au pays des faux débats :

 
Enfants « Rois » ou enfants objets ?

Bien qu’il existe dans 34 pays dans le monde (dont 18 dans l'UE) des lois protégeant les mineurs concernant les châtiments corporels, bien que le Conseil de l’Europe demande l’application de mesures allant dans ce sens et avant sanction (lire la note, ci-après ce billet), il n’en sera rien dans la « patrie » native des droits de l’Homme. Il semble préférable de conforter une opinion dans le mauvais sens du poil, qui rejetterait à 80%, sondages à l’appui, le fait que l’état puisse sanctionner, ce qui n’a que pour nom : la maltraitance physique contre les mineurs.

 

Je ne sais s’il faut parler de reculade… En attendant, la réalité des maltraitances physiques n’est toujours pas à l’ordre du jour. S’il est question d’une femme décédant sous les coups d'un conjoint tous les 3 jours, au titre de l’insupportable. L’enfant à la fois mineur et victime, lui succombera dans une proportion allant du simple au double, voire au triple, sans que cela n’éveille plus l’attention, sachant qu’enfants et ados réunis ne représentent qu’environ 20% de la population française, tout sexe confondu.

 

Lisant la presse virtuelle, je me suis aussi attardé à lire les commentaires. Certains mots, comme « laxiste, autorité, obéissance », dans ce cas sont des termes très récurrents et dont le premier peut prêter à sourire, du laxisme au « lax-hâtif », il n’y a qu’un pas… N’est-il pas question de « fessée » comme raccourci journalistique ? Bienvenue au monde des projections et fantasmes en tout genre…

 

Car si ce pour ce genre de mots jetés à la va vite des émotions et donnant à en deviner la part inconsciente, ce n’est que le reflet sinistre et dérisoire que la sévérité impose, quand le surmoi persévère en quelque sorte, et cela n’a rien à voir avec la question de l’autorité, mais bien avec un problème d’autoritarisme. Notamment certains types de violence bien connues et identifiées par les juges pour mineurs. (Le blog de Jean-Pierre Rosenczveig, lire ici : http://jprosen.blog.lemonde.fr)


En clair et sans ambages « parents violents », vous pouvez continuer le plus naturellement possible à détruire votre progéniture. Malgré certaines études et analyses : une étude récente canadienne et différents apports en sciences humaines, voire ce qu’en pense une partie du corps enseignant, éducatif ou social, et sans oublier en bout de course le personnel hospitalier et psychiatrique en particulier, mettre une claque ou une fessée resterait un acte insignifiant ?

 

Si le phénomène devient une méthode éducative avec un caractère répétitif, oui il y a de très forts facteurs, que l’enfant soit plus tard un agent de cette violence enfouie ou réprimée, qu’il retournera soit contre lui ou à l’égard de la collectivité.

 

Cela aurait pu être un simple amendement de sagesse dans la loi famille. Une avancée qui ne coûtait rien , sauf à faire de la loi, valeur d’autorité. L’erreur est grave et se retourne surtout un soutien indirect aux parents maltraitants, la reconnaissance d’une barbarie ordinaire, si coutumière  et celle-ci sans barrières sociales.

 

Le but n’est pas de faire culpabiliser les familles qui peuvent à un moment de leur vie avoir une attitude violente avec un plus petit, un être par excellence non mature et en formation, la  question est de savoir qui est adulte et ce qu’autorité et responsabilité incombent.


Dans la majorité des cas, les parents, ils ou elles sont quand la claque est donnée les premiers à culpabiliser et à ne jamais recommencer, ce qui est un comportement sain. Et d’autres non pas besoin d’agir de la sorte, être adulte c’est vouloir agir sur les causes, ne pas partir sur des terrains mouvants, une question de respect mutuel et pas si mal sur la base d’un amour altruiste, un enrichissement facteur d’épanouissement.

 

Le plus ennuyeux sont ceux qui persévèrent et viennent offrir leurs petits fantasmes en prime et sous l’anonymat d’Internet avec des commentaires servant à étaler leurs petites haines. Et dans un réel extrême, l’enfant se voit ramener à un statut d’objet, la brutalité n’en est que plus forte. La violence physique, c’est pour le petit d’homme, à la fois un traumatisme à revivre, si la violence physique est manifeste et elle est en général aussi verbale, les mots accompagnant toujours le geste.

 

Je pense qu’Alice Miller aurait pris sa plume pour dénoncer les mécanismes de la violence intrafamiliale, premier vecteur de violence en France et dans le monde, hors conflits guerriers. Quoi que les premières victimes des hommes en arme soient toujours les femmes et les enfants, un sujet évoqué de son vivant par le professeur Alexandre Minkowski (ancien professeur et médecin) et problèmes que connaissent bien les ONG et fondations pour l’enfance travaillant sur ce type de question.

 

Difficile de voir autre chose qu’une légitimité de la violence contre les mineurs, mieux encore c’est une reconnaissance de l’enfant comme objet familial, et non comme sujet de droit à part entière. Car la question véritable n’est pas autour d’un faux débat sur « l’enfant Roi », mais plus exactement d’une relation ou l’enfant devient le souffre-douleur.

 

Il n’existe pas un cas type d’enfant souffre douleur et rien n’est plus difficile que pour des éducateurs et assistants sociaux confrontés à des foyers violents et en total déséquilibre, de ne pas pouvoir faire appel à une législation fiable, car en l’état, c’est la loi qui mérite une correction !

 

Il est même souhaitable que des associations ou ONG saisissent la Cour Européenne de Justice sur un tel problème, c’est un enjeu de droit et les enfants et les adolescents sont souvent sans recours pour se protéger des maltraitances physiques et morales. Ce qui en revient à dire, en France, faute de pas grand-chose, mollesse gouvernementale cédant une fois de plus à la démagogie ambiante autorise un parent à faire ce qu’il veut de sa « chose ». Terrifiant, non ?

 

C’est plus que dommage, il serait nécessaire qu’un débat public donne lieu à un peu moins de légèreté. Attention, ceci n’est pas qu’un simple sujet sociétal de plus. Cela fait partie d’un ensemble acceptant des dérives injustifiables par l’absence d’un simple cadre juridique,  et je vous passe les florilèges sécuritaires, qui n’ont qu’un seul but, faire peur. Vouloir une société plus apaisée, cela demande des prises de conscience un peu plus élevées, pas à faire passer du réchauffé, de l’amendement bouche trou que l’on retire au gré des circonstances (?).

 

Depuis la fin des années 1980, la Suède a fait de l’enfant, un sujet de droit et cette société ne s’en porte pas plus mal que les autres, semble-t-il. Dix ans après suite à un rejet tout aussi massif dans l’opinion publique, il n’existait plus que 10% de cette même opinion s’affirmant contre dans les années 1990. Il y a donc en la matière encore tout un travail de sensibilisation à faire en France pour faire évoluer les mentalités.

 

L’enfant n’appartient à personne, ni à sa famille, ni à l’état, les moins de 18 ans disposent de droits spécifiques et à caractère universel, n’étant ni objet, ni bien. Seul prévaut dans ce cas la reconnaissance du petit d’Homme par des droits, tout à fait légitimes et visant à sa protection physique et mentale, le retard en France est évident en ce domaine, c’est ce que qu’il faut souligner.

 

 Comme, le chante, Jacques Higelin « Alertez les bébés ! »
 

    Billet de Lionel Mesnard du 21 mai 2014

 

Note : Résumé du résumé du Conseil de l’Europe

 

Le programme transversal du Conseil de l'Europe « Construire une Europe pour et avec les enfants » a été lancé en 2006, conformément au mandat adopté lors du Troisième Sommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement du Conseil de l'Europe (Varsovie 2005).

 

La stratégie sur les droits de l'enfant 2012-2015 offre une vision du rôle et de l'action du Conseil de l'Europe dans ce domaine, tenant compte des progrès accomplis au cours des deux cycles d'activités précédents (le dernier étant la stratégie de Stockholm), des besoins exprimés par les gouvernements et des enjeux identifiés par la communauté internationale. Cette stratégie est le fruit de consultations approfondies avec les gouvernements, des parlementaires, des organisations internationales de premier plan et des représentants de la société civile. Elle s'appuie également sur l'analyse d'enquêtes et de consultations menées auprès des enfants.

 

En jouant un rôle de catalyseur dans l'application de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant en Europe, l’objectif principal du Programme « Construire une Europe pour et avec les enfants » en 2012-2015 sera de veiller à la mise en œuvre effective des normes existantes concernant les droits des enfants. A cette fin, il fournira des orientations politiques et un soutien aux Etats membres dans la mise en œuvre des normes des Nations Unies et du Conseil de l'Europe, promouvra une approche holistique (définition de l'adjectif : Qui relève de l'holisme, qui s'intéresse à son objet comme constituant un tout) et intégrée des droits de l'enfant, et établira des mesures visant à faire face aux enjeux nouveaux et existants dans ce domaine.

 

Le programme poursuivra quatre objectifs stratégiques :

 

1. promouvoir des services et systèmes adaptés aux enfants ;

 

2. supprimer toutes les formes de violence à l'encontre des enfants ;

 

3. garantir les droits de l'enfant en situation de vulnérabilité ;

 

4. encourager la participation des enfants.

Lire la suite ici : Conseil de l'Europe



De l'avantage d'être "bien né" ?


Si l’exécutif de la France et sa superstructure technocratique avaient deux sous d’idée et d'analyse de l'état de la crise, nous le saurions. Je n’ai pas encore lu le livre de Bourdieu sur « La noblesse d’état – Grandes écoles et esprit de corps », il importe que je puisse confronter prochainement ma petite idée sur le sujet et ce que le sociologue en dit.


Il y a beaucoup à dire sur l’existence d’un monde très feutré, loin de la plèbe criarde…, jamais lointaine d’un Palais de l’Etat et ce qui fait un système de reproduction des élites, qui mériterait une description précise de ce phénomène, très français, dans une continuité historique, celle de la centralisation des pouvoirs.


La question se pose depuis longtemps, c’est-à-dire au moins depuis 1958, où comment dépeindre notre fonctionnement républicano-monarchiste et son organisation sociale ?


225 ans après 1789, la République sociale est encore à naître, le fait d’être « bien né », c’est-à-dire dans le bon milieu social déterminera pour bonne part votre futur. Et ceux qui s’extraient « de la masse » sont amenés sur le plan psychique à quelques conflits internes que décrit avec intelligence Vincent de Gaulejac (psycho-sociologue) dans  « Névrose de classe » (1).


Le parcours d’un fils d’ouvrier communiste est un des exemples du livre, notamment pour comprendre comment celui-ci va devenir énarque, ce que cela implique comme coupures avec le milieu d’origine ?


Au demeurant, et comme il est dit un peu rapidement, l’ascenseur social en France n’a jamais vraiment fonctionné ou existé. Si en 1968 un peu plus de 10% des enfants d’ouvriers allaient à l’université, les chiffres en pourcentage ont plutôt baissé depuis, mais la massification entreprise des campus a fait passer le nombre d’étudiants de 200.000 à deux millions, donc mathématiquement, il existe environ 10 fois plus d’enfants des milieux les plus défavorisés suivant un cursus universitaire qu’en 1968.


Sauf qu’entend-on, aujourd’hui, par ouvrier sociologiquement parlant et sachant que le nombre des ouvriers est aussi en diminution et que la sociologie globale du pays a connu des évolutions notables, et qu’au titre des plus recalés, les enfants des petits artisans et petits commerçants ne sont pas mieux lotis, pas plus que les franges les plus précarisées du salariat : manœuvres, agents d’entretien, …, en d’autres temps le terme sous prolétariat était de mise. De plus, les classifications sociales, ne sont plus exactement les mêmes, hier les CSP, aujourd’hui les PCS(2).


Que peut-on en dire ou pouvant décrire le phénomène au plus vif?


De la chance d’être « bien né » et son contraire


Il faudrait parler de lignes frontières, d’espaces séparant les « bien nés » des autres, suivre des cheminements, des vies et des parcours sociaux très différents pour se rendre compte de la nature des inégalités réelles et comment elles se répartissent géographiquement. Au plus court, si vous naissez plutôt dans les quartiers ouest parisiens de la bourgeoisie française, vous disposez par ailleurs des meilleurs établissements scolaires (publics et privés) de la maternelle aux grandes écoles.


Il existe comme un triangle, ou selon un périmètre assez restreint à quelques arrondissements, il est possible d’offrir à ses enfants toutes les chances de réussir, mais à la condition d’appartenir à la haute bourgeoisie, ou de préférence y résider et de disposer du réseau adéquat.


De l’école Alsacienne, où il vaut mieux inscrire l’enfant bien avant sa naissance, à Sciences Po, même si cette dernière a fait évoluer sa sociologie à la marge. C’est un des itinéraires possibles de la voie royale, qui fera de votre bambin un de ces sujets « élites » que la République et son système institutionnel aiment tant.


De fait les futurs « élus » entrent dans un système de reproduction social dès la naissance et seront les plus à même de toucher un jour les cimes du pouvoir. Cette logique est proprement confondante et bien réelle. Combien d’ouvriers, de manœuvres sur 897 parlementaires français ? Un ou deux, pour les premiers en 2014, aucun pour les derniers et pour au moins un tiers de la représentation sociale du pays.

 

Si par ailleurs, vous naissez au mauvais endroit, du côté de Corbeil-Essonne ou de la ville d’Evry et selon les quartiers, hors résidentielles ou pavillonnaires et petits notables locaux, les paramètres sociaux sont tout autre. Et les enfants qui s’en « sortent » ou qui pourront envisager de gravir les échelons, ils le feront en quittant le lieu, le monde social dont ils sont issus. Ces barrières sociales et géographiques, le père Delorme l’avait parfaitement décrit, il y a maintenant quelques années et suite à la marche pour les égalités de 1983.


D’expérience professionnelle et sachant le parcours des enfants des quartiers périphériques, il y a de quoi être consterné par le gâchis social et être stupéfait par l’incroyable intelligence et humanité qui y règne et loin, voire très loin des récits décrits dans la presse ou les télévisions sensationnelles. Derrière deux trois trafiquants ou petits mafieux par quartier et quelques crétins suiveurs, il existe dans leur très grande majorité des milliers de familles paisibles ou confrontés à 40 ans de crise économique.


Seul ressort en général le petit détail qui fait choc à la une, et nous voilà dans des projections abjectes transformant la réalité. Et puis dépeindre un monde sans excès ne cadre pas avec le climat général ou il est préférable de rendre hystérique ou paranoïaque le fameux récepteur, au lieu de le prendre pour un sujet pensant.


Quand certains illuminés de la plume en sont à passer pour la première fois de leur vie, à pied, le périphérique routier de Paris, on comprend mieux ce que le mot périphérique peut évoquer comme dissonance sociale. Certains journalistes ont même besoin de pisteurs dans certaines zones urbaines, c’est vrai qu’à 30 kilomètres à vol d’oiseau du boulevard Saint-Germain, le casque colonial est de toujours de mise…


L’offensive est politique et sur le terrain des idées et en dépeignant les réalités crues. Pour ce qui est de la littérature actuelle, hors le roman noir et quelques auteurs hirsutes, à l’exemple de Mordillat, à quoi bon se préoccuper de ces gens du quotidien, de leurs préoccupations toute aussi nobles que l’aristocratie républicaine que nous entretenons, mais la voix des sans voix est peu audible.


Les réalités, le réel que l’on se prend dans la gueule, n’a pas ce côté très propret de la bourgeoisie du 6 ou 7ème arrondissement de Paris, c’est-à-dire, le reflet d’un mode pervers respectant à la lettre les institutions monarcho-républicaines de la Cinquième. Mon fils sera énarque ou fera HEC, point barre, quelle misère intellectuelle et mollesse de la bourgeoisie triomphante et de la foi néo-libérale.


Si le terme prolétariat a encore un sens, il est celui de vendre sa force de travail contre un salaire, et nous ne sommes pas si loin des structures aliénantes de la bourgeoisie industrielle avec ses « chiens de garde », de la maîtrise et des ingénieurs, quand il était de bon de faire Mines et Chaussés ou d’être du côté du patron.


A l’inverse, le fonctionnaire « trieur de pavé » (si, si, cela existe…) , quoi que faisant un travail méritant, ne laissera pas grande trace dans l’histoire officielle. Ceci est une boutade… et ce contre exemple n’est que pour souligner, que si les relations au travail ont évolué dans le "management", la structure n’a pas profondément varié, soit se vendre ou virer rentier est la clef de la réussite ? Du moins sociale, pour le reste le Charme discret de la bourgeoisie à d'autres parfums...


Sur le fond sans explication basée sur les questions de dominance, je connais l’apport de Laborit, de Pierre Legendre dans une certaine mesure, mais je connais mal la sociologie parce que je ne suis pas sociologue. L’apport de Pierre Bourdieu ou le fait sociologique est confronté au fait mental, j’ai peur, qu’il ne fasse que renforcer mes acquis et pousser plus loin mes hypothèses. S’il n’y avait que la sociologie comme sport de combat, ce serait merveilleux.


C’est tout le domaine des idées qui est à revisiter d’urgence, lire, relire et j’en passe.



Billet de Lionel Mesnard, le 19 mai 2014


Note :


(1) La Névrose de classe
de Vincent de Gaulejac (Sociologue clinicien) le livre est paru en 1987. Son site : cliquez ici : http://www.vincentdegaulejac.com


Dans nos sociétés modernes éclatées, où l’individu n’a plus de statut déterminé, le déplacement social à multiples visages – promotion et régression sociales, changement de métier et de lieu – influence de façon certaine la personnalité des gens, confrontés à des ruptures et à des conflits difficiles à assumer. Lorsque ces conflits font échos à des conflits plus personnels, ce  » mal de vivre  » deviendra une névrose, que l’auteur désigne comme  » névrose de classe « .


Démarche qui permet de clarifier les rôles respectifs des facteurs psycho-sexuels, des facteurs sociaux et familiaux.  » Des  » histoires de vie  » explicitent le propos, ainsi que des références à des personnages littéraires :  » La place  » d’Annie Ernaux, le  » Fils de la Servante  » d’August Strindberg ou encore  » Antoine Bloyé  » de Paul Nizan. Pour la recherche en sciences humaines la  » Névrose de classe  » apporte un éclairage nouveau : une autre façon d’articuler les conflits psychologiques et sociologiques, dans une alliance riche en perspectives.



L’ouvrage a été traduit en espagnol en 2013, sous le titre « Neurosis de clase. Trayectoria social y conflictuos de identidad » (Del nuevo extremo).


(2) des catégories sociaux professionnelles dîtes CSP, elles sont devenu depuis professions et catégories professionnelles en 1982. Visiter le site de l’INSEE à ce sujet.


Malaise en France

et dans une Europe sans tête…

De la société dépressive au malaise de société, les maux de la France de cette deuxième décennie du 21° siècle prennent des accents régressifs. On pourrait penser que les Français se réveillent chaque matin avec un grand mal de tête ou de mauvaise humeur, pourquoi le pessimisme ambiant est-il si tenace et finalement révélateur d’une certaine lucidité ?

La question n’est pas de venir gonfler les rangs des prophètes du déclin, ils en sont les artisans ou les agents patentés, mais d’avoir une approche consciente sur notre monde et ne se limitant pas aux frontières de l’hexagone. Non seulement le chemin de l’intégration européenne est escarpé, elle est surtout en l’état en panne et n’a fini que par mettre en compétition ou en concurrence tous les pays et implicitement les citoyens de l’Union Européenne.

Union Européenne : que faire d’un canard sans tête ou d’un nain politique ?

En l’état, l’Europe politique n’existe pas et le pouvoir politique existant réside, non point en son Parlement, mais au sein du Conseil des Ministres des 28 membres de l’Union et la Commission, son organe technocratique. Le retard pris pour des institutions démocratiques solides et représentatives des aspirations communes des salariés continentaux est un échec. Le grand rêve de Victor Hugo « des Etats-Unis d’Europe » à tourner au cauchemar et pas vraiment en conformité avec les aspirations de l’écrivain, ou de ceux qui ont cru oeuvrer au fédéralisme et à une solidarité plus forte.

Nous en sommes loin, faute de construction citoyenne et à la faveur d’un marché triomphant, où la spéculation et l’accumulation du capital fonctionnent comme d’un cancer sur le dos des peuples du monde entier. L’explosion des bulles financières toxiques de 2008, ou plus exactement la crise du système bancaire a non seulement démontré, que le capitalisme sans régulation et contrôle des flux financiers provoquait depuis 1987 des crises à répétition, et le dernier coup de semonce à enfoncer nombres d’économies dans le rouge : Espagne, Italie, Portugal, Grèce, Irlande, ….

Les conséquences directes ont touché depuis des millions de personnes provoquant une explosion de la précarité, une baisse du pouvoir d’achat et un chômage de masse, et même un retour des migrations européennes.

Les dégâts sociaux sont gigantesques et la croissance aux abonnés absents et les risques d’une déflation renforceront la règle d’un chacun pour soi, soit la perspective d’un éclatement à court ou moyen terme de l’Europe, si rien ne vient arrêter cette logique folle. Pas de quoi sauter au ciel et crier à l’enthousiasme. Le creusement des inégalités, les errances sociales et nationalistes n’augurent pas du meilleur. Et comme le dit un proverbe tzigane « quand tu es au fond du trou, arrêtes de creuser ».

En situation de crise extrême, car nous ne sommes, ni dans une adaptation aux défis du futur, ni dans une crise passagère et ni vers une menace des fondamentaux de la civilisation, mais bien l’annonce d’un monde en recherche de directions alternatives dans de nombreux domaines, vers espérons-le un nouvel équilibre mondial.

Toutefois, s’il est possible d’envisager un rapport de force face à des mécanismes économiques iniques, c’est tout un redéploiement du rapport que nous entretenons au travail, à la consommation qu’il faudra entreprendre et ce vers une redistribution effective des richesses entre ceux produisant cette même richesse. Et pas au profit d’une minorité et de l’enrichissement de grands groupes transnationaux, sans parler des fonds de placement.

Au-delà de la crise du capital, il en va du devenir du vivant, et plus largement de penser une autre société, de nouveaux facteurs de richesse, un enrichissement ne passant plus par un mode de consommation au final destructeur, du moins par une satisfaction très primaire de posséder, ou l’objet est bien le facteur d’un fétichisme ou d’une perversion de l’esprit. Et le fétiche en la matière, c’est de croire que les ressources terrestres sont infinies et que le capitalisme d’état ou néo-libéral pourvoira au reste.

L’enjeu est bien plus subtil, ses ressorts passent par une émancipation collective et individuelle, le socialisme et la démocratie du 21° siècle sont encore à construire, si ce n’est à inventer mais les repères actuels ne sont pas encore satisfaisants, d’où l’importance d’un pessimisme constructif, c’est toute l’économie, qui doit être repenser, et à la lueur des connaissances scientifiques actuelles. L’économie n’est pas une science, c’est au mieux un mode de régulation et de répartition.

Une économie néanmoins prévaut, celle décrite par un certain Freud, concernant les mécanismes conscients et inconscients des humains et ceci au gré des cultures de notre globe. Cela nécessite aussi de comprendre les besoins biologiques de l’humain pour maintenir sa structure corporelle en état, mais aussi comment il entretient sa relation à la culture, comment il exerce ses rapports de pouvoir ? Comme l’a expliqué le professeur Henri Laborit, l’Homme ce n’est pas seulement, un sujet répondant à ses besoins, c’est aussi et avant tout un être imaginant, notre petite marge de liberté.

Je ne sais si une réponse néo-keynésienne peut-être suffisante, l’objet est très politique et au-delà du seul enjeu économique, la question pourrait résider en quel monde ou Europe voulons-nous et sur notre capacité à mobiliser pour une autre politique ? Pour autant il m’arrive de penser qu’un nouveau New deal comme a pu l’initier Roosevelt serait une dynamique plus que nécessaire, voire de nouveaux accords de Bretton Wood, mais c’est avant tout la nature du Contrat Social unissant les citoyens qui est à redéfinir.

Nouvelle époque, nouvelles problématiques et sans équilibre entre les questions sociales, écologiques et économiques, nous courrons tout droit vers le néant, une perte de sens, une atomisation des rapports sociaux et une plus grande destruction du milieu ambiant.

A des problèmes à multiples causes, réponses de même !

La prise de conscience est à la fois individuelle et collective, il en va de transmettre des ensembles complexes, des savoirs rarement confrontés ou expliqués à tous et l’objet est bien de le faire dans une démarche d’éducation populaire. C’est-à-dire, ouvrir le cercle des connaisseurs et comprendre que les outils d’analyses s’ils sont de nature politique, ils ne peuvent se passer, non pas de l’expertise, chacun est un peu expert de quelque chose… surtout les bavards. Mais de pouvoir s’appuyer sur des travaux scientifiques et universitaires de divers horizons et apporter des éléments de réponse, au politique d’en faire la synthèse.

Sciences sociales et humaines peuvent avoir un rôle moteur dans la compréhension de notre pays, de l’Europe et plus largement sur les menaces concrètes pesant sur les générations nouvelles et à venir. Ce qui en fait aussi un enjeu intergénérationnel et de transmission au plus grand nombre. C’est un peu au final l’équation à laquelle Marx n’a pas pu répondre, même s’il a tenté toute sa vie d’y trouver une réponse, l’Homme peut-il s’émanciper ?

André Gorz est un des rares à avoir entrepris cette gigantesque aventure intellectuelle, à la fois une analyse critique de Marx et des marxistes, et surtout un travail sur le sens et la fin d’un prolétariat mythique. Sur l’aspect politique et socioéconomique, Gorz nous a laissé une réflexion féconde sur les gains de productivité, ce qui va de pair avec la réduction du temps de travail, un revenu minimum d’existence, ..., des pistes pour une autre politique, par exemple !


Billet de Lionel Mesnard du 18 mai 2014


NB : Le mal que les intellectuels (je dis bien: les intellectuels et non les artistes) ont fait, peuvent-ils le défaire ? Ma réponse est oui, mais à la condition :

1° qu’ils reconnaissent ce mal et le dénoncent ;
2° qu’ils ne mentent pas et sachent avouer ce qu’ils ignorent ;
3° qu’ils se refusent à dominer ;
4° qu’ils refusent, en toute occasion et quel que soit le prétexte, tout despotisme, même provisoire.

Sur ces bases, réunissez autant d’hommes que vous voudrez et quels que soient leurs noms, je serai parmi eux"

Albert Camus , le 15 février 1952.


"Le travail est une invention du capitalisme"



Une vidéo de 15 minutes avec André Gorz



Socialistes affligés,
mais non résignés !

« Du changer la vie » de 1981 au « changement c’est maintenant » de 2012, il aura fallu de nouveau quelques mois pour voir abdiquer l’appareil gouvernemental et partidaire se réclamant de qui et de quoi, on se le demande ? Une politique socialiste pas vraiment, un retour des vieux fondamentaux de la SFIO et de la troisième voie, ça y ressemble fortement. L’histoire balbutie, la crise financière est planétaire et pas seulement hexagonale et doit nous mettre en alerte face à une logique accumulative ou rentière et de fait inégalitaire. Est-ce une surprise ? Pas vraiment pour un ancien encarté socialiste, comme l’auteur de ce billet.


Le député européen socialiste, Liêm Hoang-Ngoc et Philippe Marlière, professeur en sciences politiques ont lancé une initiative sous la forme d'un manifeste et bientôt un club de réflexion (1), pour dire non aux politiques économiques de l’offre de François Hollande et Manuel Valls, auquel tout socialiste d’engagement ou de conviction ne peut que partager, le courage de s’opposer à ce qui est devenu une imposture politique, un non-sens pour un socialiste, tout comme un social-démocrate.

Démembrer l’état Providence de la sorte n’est pas acceptable, faire croire aux salariés français qu’ils seront gagnants avec ce type de politique déjà mené en Allemagne et en Grande Bretagne par Tony Blair et Gerhard Schröder est un leurre. Cette casse ou caste sociale qui s’est imposée année après année à l’ensemble continental, sans une réelle régulation n’est pas acceptable, et de plus actuellement entraîne l’Europe entière dans des mécanismes récessifs.

Un exemple flagrant a été le renoncement du candidat Hollande à la réforme, pour ne pas dire pas la refonte des impôts en France balancer aux oubliettes, quand il y avait en ce domaine tout à remettre à plat pour mettre fin à des injustices criantes et ceci après 10 ans de droite au pouvoir :

- qu’en est-il des niches fiscales et pouvant couvrir largement les demandes européennes de réduction du déficit à 3% ? 
- que fait-on d’une taxe d’habitation inégalitaire sur l’ensemble du territoire ?
-  qu’en est-il du barème des impôts, limité à 45 % des revenus avec une fausse queue de cerise à 75% ?
- qu’en est-il de la TVA l’impôt inégalitaire par excellence, sauf à l’augmenter ou alourdir les plus petits revenus ?
- où va-t-on avec une taxe carbone (ou énergie climat) ayant déjà plus coûté, mais rapporté au système privé plus qu'à l’Etat ?
- et que dire des PME et PMI imposées 4 à 5 fois plus que les multinationales, quand beaucoup s’accordent sur la nécessité de ré-industrialiser ou de relocaliser l’outil productif ?
-  etc.

Sans parler d’une inertie certaine, hors la création d’un parquet financier, la lutte contre le blanchissement d’argent et la fraude fiscale reste plus que timide, quand des dizaines milliards dorment ou transitent tranquillement dans des paradis fiscaux y compris sur le sol européen.

Les annonces d’une réduction de 50 milliards d'euros d’ici 2015, va nous entraîner dans une spirale inquiétante. L’absence de croissance ou son niveau 0 ou nul du 1er trimestre 2014 n’ouvre aucune perspective de croissance  (Lire ICI l'article économique de Liêm Hoang-Ngoc et Philippe Marlière du 16 mai 2014). De fait le chômage va continué à progresser cette année et les contrats aidés ne seront qu'un emplâtre (en plus de natures précaires comme le souligne l'article), un artifice de plus.

Encore faut-il s’entendre sur ce terme et savoir quelle croissance nous poursuivons ou voulons pour l’avenir ? Sauf à entendre ou croire les tenants de la méthode coué comme Manuel Valls et ses ministres, il est temps de changer de politique et les alternatives sociaux économiques ne manquent pas et si une partie de l’appareil et des élus socialistes ont basculé au centre droit, dans ce cas qu’ils rejoignent l’UDI ou le MODEM - pour se recycler et trouver leur co-hérence !


Affligeant est le terme et en particulier face aux défis du futur, qui pourraient rassembler une gauche  déterminée et soucieuse de l’intérêt général et des biens communs. Le chef du gouvernement (tout comme le Président de la République) n’a pas l’esquisse d’un dessein, seule une mécanique étatique ou bureaucratique est en route et annonce au passage le suicide délibéré du Parti Socialiste français aux échéances électorales à venir, du moins la décomposition a commencé, mais les socialistes de conviction ne sont pas morts et ne se laisseront pas faire.

Il est temps de bâtir un nouveau contrat social et il en va de redistribuer les richesses équitablement, et en faire de même avec les pouvoirs politiques ou institutionnels. Notre continent, l’Europe et notre pays manquent de contre-pouvoirs citoyens et de contrôle sur les affaires de l’état et de l’Union. Notre démocratie est malade et plus que jamais et avant la catastrophe qui s’annonce, nous devons construire une alternative Socialiste et redonner un contenu intellectuel à un projet de transformation social, économique, écologique et avec les citoyens. 

Ce n'est qu'un début, continuons le débat...


Lionel Mesnard,  billet du 16 mai 2014


Notes :

(1) Le Manifeste des socialistes affligés sur Mediapart,  Lire ici !

Articles de presse en relation, plus une vidéo de Mediapart :

- Le Monde - mai  2014 : Lire ici !
- JolPress - mai 2014 - entretien avec Liêm Hoang-Ngoc :  Lire ici !
- Mediapart - "Europe tout est à refaire !" : Cliquez ici !

Le site de Liêm Hoang-Ngoc "Une Europe d'avance" :  Lire ici !


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En attendant, le site se refait une beauté... ici ou là quelques fautes et erreurs à corriger, et qui sait, bientôt avec de plus amples nouveautés !

Je vous souhaite une bonne lecture : 80 pages denses à lire, mais comme dans un grenier, libre à vous de chercher, comme bon il vous semble ! Un sommaire est en début de chaque page et permet de vous y retrouver, l'accès aux archives se trouve en bas de chaque page du site.



Post-scriptum : Mais pourquoi donc "le Grenier" ?

C'est en référence à un ouvrage "L'esprit du grenier" d'Henri Laborit. Il y explique à des jeunes comment est organisé le vivant, en un langage ou l'enjeu de la transmission des savoirs est compréhensible par toutes et tous.  

"L'homme entretient de lui une fausse idée qui sous la pelure avantageuse de beaux sentiments et de grandes idées, maintient férocement les dominances" (Henri Laborit)

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